Miguel Trauco, le derby dans la peau

Miguel Trauco, le derby dans la peau

SA DÉFINITION DU DERBY

« Pour moi, un derby est un classique du football, un match qui va au-delà même d’un championnat, qui concentre tous les ingrédients et qui en font une partie spéciale. Pour un derby, peu importe les formes récentes des deux équipes, peu importe les derniers résultats ou la trajectoire. Ce qui compte, c’est l’envie. Bien sûr, on joue tous les matches pour les gagner. Mais, un derby, de partout dans le monde, demande une envie supplémentaire, une volonté intense de l’emporter. Quand tu en gagnes un, en plus des trois points, tu empoches de la confiance supplémentaire et un avantage moral sur l’adversaire de toujours. Si je devais donner trois mots pour définir un derby, ce serait courage, lutte et passion. Si tu as ces trois choses en toi, alors l’adversaire n’a plus aucune chance. Ces trois mots sont essentiels pour un match aussi particulier. Jouer un derby demande plus qu’un match lambda.« 

LE DERBY DU PÉROU

« Au Pérou, les deux équipes qui entretiennent la plus grande rivalité sont l’Universitario de Deportes et l’Alianza Lima. Les deux clubs sont basés à Lima, la capitale, et sont les plus suivis du pays. J’ai joué à l’Universitario, club que je supporte depuis ma tendre enfance, et je suis fier de ne jamais avoir perdu un derby contre l’Alianza. Je n’ai donc que des bons souvenirs ! Pour moi, c’est comme un titre sur mon palmarès. Celui qui m’a le plus marqué s’est déroulé dans le stade de l’Alianza. On menait au score quand le match a été suspendu pour des lancers de pétards des supporters adverses. On a dû rejouer la rencontre à huis-clos et on a encore gagné. Depuis, nos supporters chambrent les leurs en disant qu’on les bat avec ou sans public ! Les deux clubs possèdent des fans de partout dans le pays. L’ambiance se rapproche de celle des matches entre Boca Juniors et River Plate. »

Dans un derby, ce qui compte, c'est l'envie

LE DERBY DU BRÉSIL

« Le Brésil est le pays du football. On le vit comme nulle part ailleurs. Les Brésiliens délaissent tout pour leur équipe préférée. Ils peuvent consentir des efforts et des sacrifices incroyables. Le Fla-Flu, qui oppose le Flamengo, où j’ai joué, à Fluminense, est le match le plus suivi au Brésil. Les deux clubs sont originaires de Rio de Janeiro, une ville où le football est roi. J’ai marqué le but de l’égalisation à la 90ème minute lors d’un de ces matches. Les supporters l’ont fêté comme une victoire. C’est là que j’ai appris une chose importante. Parfois, lors d’un derby, tu n’arrives pas à gagner. Dans ces cas-là, tu dois tout faire pour ne pas perdre. Il en va de la fierté de tout un peuple. J’habitais dans le centre-ville de Rio et j’ai pu sentir au quotidien le poids de ce but. Je suis devenu celui qui a permis au Flamengo de ne pas perdre face à Fluminense !« 

LE DERBY DE FRANCE

« Je suis hyper motivé car j’aime ce genre d’ambiance. Je sens que notre stade va être merveilleux. C’était déjà le cas lors des premiers matches donc je m’attends à une atmosphère incroyable pour cette rencontre. Dès que j’ai signé à Saint-Étienne, on m’a parlé du Derby. Honnêtement, je suis surpris de l’ampleur de ce match et de l’importance qu’il a. Ici, les gens sont très respectueux, humbles et on sent qu’ils aiment passer inaperçus. Ils respectent énormément les autres. Mais, dès lors qu’il s’agit du Derby, ils se transforment ! J’ai l’impression de vivre un match sud-américain. Les gens m’en parlent avec une sincérité étonnante. Ce que j’ai compris, c’est qu’on joue le Derby pour nos supporters. J’ai hâte d’être sur le terrain. J’aimerais leur offrir une victoire dans ce match si particulier.»

Claude Puel : « Quand l'équipe arrive à mettre de l'intensité, le public peut être extraordinaire ! »

Claude Puel : « Quand l'équipe arrive à mettre de l'intensité, le public peut être extraordinaire ! »

Claude Puel connaît le Derby rhônalpin. A la tête de l’OL de 2008 à 2011, il a disputé 6 Derbies pour 3 victoires, 2 nuls et 1 seule défaite… Le nouveau coach stéphanois va vivre son premier Derby en Vert dans le Chaudron. Il en appelle à l’état d’esprit de ses joueurs et aux supporters pour compenser le déficit technique, physique et les absences.

Il ne faut pas se laisser submerger. Il faut aller à l’essentiel. J’avais un petit peu mal à la tête lors des deux premiers jours. Faire une journée comme hier (ndlr : vendredi), c’est très costaud. Il y a eu plusieurs réunions avec le staff, les journalistes… C’est énorme. Il ne faut pas se perdre. Je ne veux pas rentrer dans des détails pour les joueurs, je veux qu’ils soient concentrés sur le match et pas sur de nouvelles directives. Je ne veux pas gêner les joueurs. Si on donne trop de nouveaux éléments, ça peut perturber.

« Saint-Etienne a un potentiel important de développement »

Saint-Etienne a un potentiel important de développement. Il y a vraiment un beau projet à écrire. L’actualité est très difficile, c’est très costaud comme challenge, il faut redonner confiance à cette équipe et ça ne se fait pas d’un coup de baguette magique. Ce derby est une parenthèse, on ne sait jamais ce qui peut arriver.

Il n’y a pas simplement un changement d’entraîneur, il y a des corps très sollicités. Les joueurs sont à des niveaux physiques disparates. Il y a beaucoup de blessés. L’adversaire a deux équipes sans problèmes. On peut se dire que c’est énorme comme handicap à surmonter. Mais pour un derby, on oublie la fatigue.

A Nîmes, j’ai vu une équipe solidaire, qui a concédé pas mal de situations, qui avait parfois de manque de confiance, mais qui a ramené trois points. C’est important de ramener des points dans cette situation. En Coupe d’Europe, c’était plus cohérent sur le dernier match avec moins de déchet technique. Il faut continuer. Il faut continuer à répondre dans la qualité. La réflexion, même s’il y a peu de choix, est importante dans la composition de l’équipe. Je profite de la connaissance du staff. C’est toujours spécial de jouer un derby ! Il y a beaucoup d’attente et d’engouement. Ce n’est pas évident à préparer parce que les joueurs enchaînent. On va jouer contre une équipe qui a l’habitude de changer de système, avec des joueurs de grande qualité. Ils ont un jour de plus de récupération, ce qui est énorme.

« Je sais l’importance de ce derby »

Je sais l’importance de ce derby pour les supporters, les dirigeants… mais c’est important de continuer sur ce qui a été montré sur les deux derniers matchs. On ne peut pas être pris à défaut sur l’état d’esprit. Je suis déterminé à ce qu’on remporte ce derby, on va tout faire pour le remporter. C’est un saut d’obstacle. Il y a des haies, à nous de faire que ce sont de petites haies. On sera prêt mentalement.

Le public est un 12e homme, on en aura besoin. J’ai perçu quand l’équipe arrivait à mettre de l’intensité que le public peut être extraordinaire par son apport. On sent une ferveur, un bruit.

Claude Puel – Source : BFM TV

Crédit photo : Icon Sport

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ASSE – OL : grands corps malades, ce qui les divisent

ASSE – OL : grands corps malades, ce qui les divisent

Le 20 janvier dernier, ASSE – OL opposait deux candidats à la qualification en Ligue des Champions. Presque neuf mois plus tard, le 119e derby oppose deux équipes qui ont raté leur début de saison.

Ce qui les divisent

Un buteur à l’OL, pas à l’ASSE

Si l’OL connait un début de saison loin d’être folichon, les Gones peuvent en revanche compter sur un Moussa Dembélé diabolique d’efficacité en Ligue 1 (6 buts en 8 journées). S’il peut avoir quelques trous d’air comme ce fut le cas contre Nantes, l’ancien du Celtic Glasgow marque quasiment à chaque frappe cadrée. L’AS Saint-Etienne ne peut pas compter sur ce joueur-là. S’il a réagi en inscrivant un but (sublime) à Gand – son premier dans le jeu depuis mi-janvier – Wahbi Khazri essuie des critiques mérités sur son apport. Robert Beric est, quant à lui, sous utilisé et ne concrétise pas ses rares situations. Dans le Forez, l’arbre qui cache la forêt s’appelle Romain Hamouma (3 buts en 8 journées), qui sera d’ailleurs suspendu pour ce match, c’est dire le problème…

Le public lyonnais plus patient que celui des Verts

Si l’OL comme l’ASSE déçoivent en ce début de saison, la réaction des Ultras n’est pas franchement la même suivant qu’on se trouve dans le Rhône ou dans la Loire. Chez les Verts, les Ultras ont vite réclamé la démission des dirigeants après Metz (0-1) et en s’invitant à la conférence de presse avant Nîmes. Roland Romeyer a également été pris à partie. Bien évidemment, les joueurs ont eu droit à une banderole les invitant à se bouger. Le seul point commun avec les Lyonnais. Après une saison à demander le départ de Bruno Genesio, le public rhodanien est prêt à se montrer plus clément avec son successeur… Protégé par la venue de l’icône Juninho au poste de directeur sportif. Si des critiques commencent à partir des réseaux sociaux, les Bad Gones 1987 (principal groupe de supporters de l’OL) ont communiqué leur soutien à la nouvelle équipe dirigeante. Même si Sylvinho se retrouve menacé avant le derby, la remise en question ne descendait pas spécialement des tribunes.

Anthony Lopes – Stéphane Ruffier, courbe de forme opposée

Considéré comme deux des meilleurs gardiens de Ligue 1, Anthony Lopes et Stéphane Ruffier n’ont pas vraiment connu le même début de saison. Leurs courbes respectives se sont même inversées. Alors que le Portugais a démarré sur une polémique liée aux discussions compliquées autour de sa prolongation et avec un statut menacé par l’arrivée de Ciprian Tatarusanu (ex-FC Nantes), le Bayonnais a été performant dès les premiers matches, sauvant les Verts contre Dijon (victoire 2-1) et contre Brest (1-1). Puis Lopes a été conforté numéro 1 par Sylvinho avant de prolonger et d’enchaîner les solides prestations. A l’inverse, « Ruff » s’est blessé à la main lors du match à la Gantoise (2-3), a serré les dents contre le SCO Angers (1-4) avant de finir sur une polémique suite à son forfait contre Metz, Nîmes, Wolfsbourg et donc ce derby.

Cascade de blessures dans le Forez, RAS à Lyon

S’il est une excuse que l’OL pourra difficilement sortir pour expliquer son début de saison raté, c’est bien les blessures. Depuis qu’il est aux commandes, Sylvinho est relativement épargné. Rarement l’OL ne s’est retrouvé avec plus de deux joueurs sur le flanc et jamais pour une longue durée. A l’inverse, Ghislain Printant a commencé la saison déjà privé de deux joueurs majeurs blessés depuis le début d’année civile (Gabriel Silva, Kevin Monnet-Paquet) avant d’enchaîner les pépins… Allant même jusqu’à manquer de onze joueurs pour le déplacement au SCO Angers. Le coach des Vert s’est aussi retrouvé contraint d’aligner le jeune Stefan Bajic (17 ans) dans les buts alors que l’Espoir français n’est que numéro 3 dans la hiérarchie.

Alexandre CORBOZ

Claude Puel : « Le plus important, c'est l'état d'esprit »

Comment s’est déroulée la première séance avec votre nouvelle équipe ?
J’effectue toujours un premier contact avec du ballon. Le message passe mieux avec. C’était une reprise douce pour certains car beaucoup de joueurs enchaînent des matches. L’adversaire aura un jour de plus de récupération. Il faut gérer des corps sollicités. On a travaillé à base de technique, de jeu, des choses un peu ludiques. On rentrera dans le vif du sujet dimanche matin. Je n’ai pas voulu leur prendre la tête aujourd’hui (samedi). Il n’y aura pas de choses miraculeuses. Je ne veux pas tout chambouler en quelques heures.

Comment appréhendez-vous ce premier Derby en Vert ?
Un derby est toujours spécial. Il y a beaucoup d’attente et d’engouement. C’est un match qui n’est pas évident à préparer. Les joueurs enchaînent les matches. Or on va affronter une équipe qui a la particularité de changer de système et peut faire une rotation importante au sein de son effectif. Ce sera certainement le cas dimanche. Avoir un jour de plus de récupération est énorme. On a pas mal de petits problèmes, pas mal de joueurs indisponibles, et non des moindres. On n’a plus de latéraux, par exemple. Il faudra trouver des solutions. Le seul avantage c’est que c’est un derby. Pour ce genre de matches, on oublie la fatigue.

Dans quel état d’esprit avez-vous trouvé vos joueurs lors des derniers matches ?
À Nîmes, j’ai vu une équipe solidaire, qui a été en difficulté, en manque de confiance, mais qui a rapporté trois points très précieux. Dans cette situation, c’était important. Jeudi, l’équipe était cohérente, avec plus d’intensité dans le jeu, plus de relation entre les joueurs et moins de déchets techniques. C’est une base sur laquelle on doit continuer.

Ici, on sent une ferveur, un bruit de fond. Pour les joueurs, c’est énorme.

Le contexte sera-t-il particulier pour vous ?
Il n’y a pas de contexte particulier pour moi. Je ne fonctionne pas comme cela. Je prépare toujours mon équipe pour de bonnes raisons. J’ai été intronisé hier vendredi. Bien sûr, je n’ai pas de recul, je ne connais pas encore bien tous mes joueurs. Je vais les accompagner, essayer de les aider. Je partagerai les difficultés du moment avec eux sur ce match. Pour, ensemble, aller chercher quelque chose. Si ça enlève de la pression à mes joueurs, alors tant mieux. Ce n’est pas anticipé, ni préparé de la sorte. C’est une prise de fonctions sans recul, très vite réalisée, mais elle ne s’arrête pas au Derby. Je connais l’importance de ce match. Là où on ne peut pas être pris à défaut c’est sur les ingrédients et l’état d’esprit à mettre.

Comment se sont déroulées vos premières heures à l’ASSE ?
La journée d’hier (vendredi) était déjà très rythmée. J’ai rencontré mon staff, fait le point avec le médecin. L’important était de ne pas trop se perdre avec une somme d’informations. Je rencontrerai beaucoup de monde individuellement la semaine prochaine pendant la trêve internationale. L’objectif est de mettre toutes nos forces ensemble pour aborder au mieux ce match. C’est une situation particulière, oui, mais je suis déterminé à ce qu’on le remporte. C’est un saut d’obstacles, un saut de haies. À nous de faire qu’elles soient les plus petites possibles. Je suis persuadé qu’on sera prêts demain (dimanche).

Vous aurez l’avantage de jouer ce Derby devant vos supporters.

C’est un 12e homme dont on aura bien besoin. Je l’ai perçu jeudi soir quand l’équipe arrivait à mettre de l’intensité. Le public peut être extraordinaire. On sent une ferveur, un bruit de fond. Pour les joueurs, c’est énorme.

ASSE – OL : Sylvinho enflamme le derby, les 5 meilleurs tweets

Joignant les actes aux paroles, Sylvinho était plus que motivé à disputer son premier derby ASSE – OL. Le coach lyonnais a amusé les réseaux sociaux.

Joignant les actes aux paroles, Sylvinho était plus que motivé à disputer son premier derby ASSE – OL. Le coach lyonnais a amusé les réseaux sociaux.

Ce dimanche (21 heures), l’AS Saint-Etienne reçoit l’Olympique Lyonnais pour le 119e derby rhonalpin. Le premier pour Sylvinho qui s’est distingué ce samedi en affichant une détermination étonnante devant les 2000 supporters venus l’encourager sur le dernier entraînement.

Partagée par le compte Twitter de l’Olympique Lyonnais, l’envie de Sylvinho est vite devenue virale… Et a provoqué une nuée de commentaires, certains avec énormément d’humour. Parce que le foot est avant tout un jeu, nous en avons sélectionné cinq qui nous fait sourire.

1/ La plus statistique

2/ La plus « technique »

3/ La plus Booba vs Kaaris

4/ La plus combative

(Référence au film « Gladiateur » avec Russell Crowe)

5/ La plus « culture lyonnaise »

(Référence à ce drôle de fait divers local)

Arnaud Carond

ASSE – OL : ambiance, préparation, revanche, Aulas… Claude Puel en mode derby

Au lendemain de sa présentation à la presse, Claude Puel se retrouvait à nouveau face aux médias ce samedi pour la traditionnelle conférence d’avant-match précédant le derby ASSEOL. Morceaux choisis.

Sur sa première séance d’entraînement

« C’est toujours un premier contact avec du ballon. C’était une reprise douce pour certains, ils sont beaucoup à enchaîner les matchs. Il faut gérer et manager des corps qui sont très sollicités. C’était surtout à base de technique et de jeux ludiques. On rentrera plus dans le vif du sujet demain matin en parlant tactique (…) Il ne faut pas se laisser submerger. Il faut aller à l’essentiel. J’avais un petit peu mal à la tête lors des deux premiers jours. Faire une journée comme hier, c’est très costaud. Il y a eu plusieurs réunions avec le staff, les journalistes… C’est énorme. Il ne faut pas se perdre. Je ne veux pas rentrer dans des détails pour les joueurs, je veux qu’ils soient concentrés sur le match et pas sur de nouvelles directives. Je ne veux pas gêner les joueurs. Si on donne trop de nouveaux éléments, ça peut perturber. »

Sur son travail avec le groupe pour le derby

« Je ne veux pas tout chambouler en quelques heures. On essaiera de se concentrer surtout sur notre jeu. On présentera l’équipe adverse si elle est à présenter demain matin. J’ai pris note des joueurs qui ne seront pas présents comme Ruffier, Palencia, Hamouma… Il y aura des choix à faire mais pas énormément. Il faudra trouver un équilibre pour faire un très bon derby. L’idée c’est de donner de petits ingrédients, des petites choses classiques (…) Je n’ai pas arrêté mon équipe pour demain. Je vais m’appuyer sur le staff, je suis parti à la pêche aux infos et on fera le point après la conférence de presse ensemble.»

Sur un éventuel esprit de revanche

« Pas de contexte particulier, je ne fonctionne pas sur des choses comme ça (…) Je n’ai pas fait le calendrier. C’est comme ça. J’ai envie d’être avec eux. C’est une prise de fonction qui est sans recul, qui est très vite réalisée, mais ça ne s’arrête pas au derby. Je sais l’importance de ce derby pour les supporters, les dirigeants… mais c’est important de continuer sur ce qui a été montré sur les deux derniers matchs. On ne peut pas être pris à défaut sur l’état d’esprit (…) Je suis déterminé à remporter le derby. On va tout faire pour. Je suis persuadé qu’on sera prêt demain. »

Sur la pique d’Aulas à son sujet

« J’attendrai d’avoir la bonne phrase pour la commenter, on va la retrouver (puis, plus tard dans la conférence de presse) Il a raison. C’est pas la baguette magique mais si on remporte le derby, ce sera sympa. »

Sur les supporters

« C’est un 12e homme, on en aura besoin. J’ai perçu quand l’équipe arrivait à mettre de l’intensité que le public peut être extraordinaire par son apport. On sent une ferveur, un bruit. »

Retranscription : RMC Sport et compte Twitter du Progrès

Arnaud Carond

OL – VIDEOS : l’ambiance de feu à l’entraînement avant le derby face à l’ASSE

OL – VIDEOS : l'ambiance de feu à l'entraînement avant le derby face à l'ASSE

Fidèles à leurs traditions, les supporters de l’OL se sont déplacés massivement à l’entraînement pour encourager les joueurs avant le derby face à l’ASSE.

Comme à chaque derby joué à Geoffroy-Guichard auquel ils ne sont pas conviés, les supporters de l’OL ont mis le feu pour le dernier entraînement. Dans un Groupama Training Center plein comme un œuf, les fans rhodaniens ont mis une ambiance de match et rappelé l’importance de ce derby face à l’ASSE aux joueurs de Sylvinho.

Malgré l’absence du groupe Lyon 1950 (Virage Sud), qui avait décidé de boycotter cette tradition, les supporters ont répondu massivement au communiqué des Bad Gones (Virage Nord), lesquels avaient appelé à se rassembler sur le parvis du stade dès 15h30.

Voici les images, partagées par l’OL, de cet ultime entraînement :

Arnaud Carond

Sondage : Puel avant un derby, la bonne idée ?

Sondage : Puel avant un derby, la bonne idée ?

Claude Puel est donc le nouvel entraineur de l’AS Saint-Etienne. Il remplace Ghislain Printant, suspendu de ses fonctions avant son licenciement à venir. Surtout, Puel arrive dans un timing très particulier à plus d’un titre. En effet, l’ASSE affrontera l’Olympique Lyonnais dès dimanche. De plus, Puel entretien un rapport conflictuel avec l’OL, qu’il a quitté en assignant son ancien employeur aux Prud’hommes.

Est-ce une bonne chose que d’avoir nommé Puel avant le match le plus important de la saison ?

Un électrochoc pour le groupe ?

La presse évoquait un groupe en autogestion depuis plusieurs journées. L’arrivée de Claude Puel et d’un DG devrait coïncider avec un retour de l’ordre dans la maison stéphanoise. Puel a déjà rencontré ses joueurs à 15h30 aujourd’hui et devrait donc avoir un seul entrainement avec eux avant la rencontre face à l’OL de dimanche. Le coach l’a annoncé : il n’aura évidemment pas le temps de bousculer la tactique. L’OL arrivera de son côté rassuré après sa victoire face à Leipzig 0-2 en Ligue des Champions. L’arrivée de Puel sera-t-elle suffisante pour inverser la tendance ? Cela pourrait être le fameux symbole tant recherché par les commentateurs sportifs si Puel parvenait à s’imposer dans ce derby. Cela lancerait assurément son histoire avec les Verts de la meilleure des manières.

Un cadeau empoisonné ?

Vraisemblablement, Claude Puel a lui-même insisté pour diriger l’équipe face à Lyon. Il semble avoir compris qu’il avait plus à gagner qu’à perdre. En effet, en cas de victoire, il serait auréolé de ce succès que le Chaudron n’a plus connu depuis février 2017 (victoire 2-0, but de KMP et Hamouma). En cas de contre-performance, Puel ne serait pas forcément pointé du doigt vu le peu de temps qu’il aura eu à la tête de l’équipe. Toutefois, une défaite cinglante pourrait aussi faire tâche et ne pas susciter une adhésion immédiate des différents acteurs (supporters, joueurs, dirigeants).

Puel pour un symbole ?

Ainsi, supporters, est-ce une bonne chose que Claude Puel connaisse son premier match à la tête de l’AS Saint-Etienne en prenant l’équipe 48h avant un derby ?

ASSE : Romeyer a déjà une attente bien précise par rapport à Puel

Roland Romeyer n’a pas caché lors de la présentation officielle de Claude Puel, hier, qu’il attendait du Castrais qu’il lance plus de jeunes, à l’ASSE.

Hier à L’Etrat, Roland Romeyer s’est illustré en taclant sévèrement Ghislain Printant, qualifié d’« erreur de casting », mais aussi Jean-Louis Gasset, coupable selon lui d’avoir « vendu à tout le monde » son ancien adjoint.

« Fan de lui »

En revanche, le président stéphanois s’est montré très enthousiaste par rapport à l’arrivée de Claude Puel, à qui il a tendu une perche… « Je suis très heureux et très fier de la venue de Claude Puel. Je n’aurais pas pensé avoir un entraîneur pareil. Je suis fan de lui, de son professionnalisme. C’est un travailleur, humble. Il a les mêmes valeurs que l’ASSE. Et je sais qu’il va intégrer nos jeunes qui ont gagné la Gambardella. »

Une dernière phrase qui montre bien que « Roro », très décrié par les supporters stéphanois, reste toujours aussi soucieux de la promotion des jeunes du centre de formation. Lui qui estime que Gasset et Printant n’ont pas assez puisé dans ce vivier pendant leurs mandats.

Laurent HESS

ASSE : Puel voit déjà bien plus loin que le derby contre Lyon

Intronisé vendredi, à 48h du derby contre Lyon, Claude Puel, nouveau manager général de l’ASSE, a exposé son projet.

But : Claude, quels sont vos sentiments en rejoignant l’ASSE ?

Claude PUEL : Tout d’abord, je remercie mes deux présidents de m’avoir sollicité, de m’avoir proposé le projet. Saint-Etienne est mal classé et c’est toujours difficile de reprendre un club en court de saison, sans avoir effectué le recrutement et la préparation. C’est un vrai challenge.

La situation sportive ne vous a-t-elle pas fait hésiter ?

Elle m’a fait réfléchir, mais j’ai considéré que c’était un beau challenge. C’est un grand club avec une grande histoire, un grand passé, beaucoup d’engouement, de passion et d’attente, un stade magnifique. J’aurais préféré que l’équipe soit mieux classée mais il faudra aller à l’essentiel.

Quelle va être votre ligne directrice ?

Partout où je suis passé, j’ai essayé de donner le maximum. Je me donne toujours à fond pour les couleurs que je porte. Et mon action est toujours dirigée vers le long terme, pour développer le club, la structure et faire progresser les joueurs.

« C’est surtout le classement qui m’a fait réfléchir. Mais je n’arrive pas en pompier de service. J’arrive dans un club historique, où l’engouement est exceptionnel. On l’a vu contre Wolfsburg. Ce public peut mettre sous pression n’importe quelle équipe. »

Vous arrivez avec Jacky Bonnevay et Xavier Thuilot. Pourquoi les avoir choisis ?

Parce que je connais leur compétence. J’ai travaillé avec Jacky à Leicester. Et ma venue a accéléré celle de Xavier, qui était déjà en contact avec le club. Je connais sa droiture. Il va s’occuper des différents services. On a besoin de faire les choses avec cohérence. Ce n’est pas simplement le sportif qui va redresser le club. Ce sont les salariés, les supporters. On va travailler main dans la main. C’est tout un ensemble qui doit travailler dans la cohésion et la solidarité. C’est ce qui a toujours fait la force de Saint-Etienne.

Les membres du staff de Ghislain Printant vont rester ?

Oui. Je n’arrive qu’avec Jacky. J’ai souvent travaillé avec des staff restreint et cela a pu me coûter quelques fois. Mais je suis respectueux de ce qui a été mis en place, des gens qui travaillent pour le club. Une évaluation sera faite. On verra comment les choses vont se passer mais le staff en place va continuer avec quelques petites évolutions. On va mettre des passerelles en place. On va insuffler une vraie politique.

Le fait d’avoir travaillé à l’OL a-t-il pu vous freiner ?

Pas du tout. C’est surtout le classement qui m’a fait réfléchir. Mais je n’arrive pas en pompier de service. J’ai toujours fonctionné aux coups de cœur. Et là, j’arrive dans un club historique, où l’engouement est exceptionnel. On l’a vu contre Wolfsburg. Ce public peut mettre sous pression n’importe quelle équipe.

Certains médias ont évoqué des contacts en juin…

C’est faux. Il n’y a eu aucun contact. Et je n’étais pas trop ouvert pour un retour en France. J’étais proche de signer à l’étranger.

L’ASSE est relégable. Quel est votre diagnostic ?

L’équipe n’a pas réussi à enchaîner après s’être qualifiée pour l’Europe. Après, quand ça s’enchaîne mal, il y a un manque de confiance, on ne se lâche plus. Mais j’ai trouvé l’équipe en progrès contre Wolfsburg. Il y a eu plus de consistance. C’est la base.

Vous arrivez juste avant le derby. Ce n’est pas vraiment le timing idéal…

C’est comme ça. On donnera le maximum. Il faudra de l’abnégation, de la solidarité, de la conviction. Mais je viens pour travailler sur la durée, sur le long terme. J’espère qu’on laissera une trace de notre passage.

Laurent HESS