La compo avec Bajic titulaire !

La compo avec Bajic titulaire !

Les Verts vivront-ils à nouveau un cauchemar contre Metz ? Lorsque Jean-Louis Gasset avait pris les rennes de l’équipe, l’ASSE s’était largement inclinée (3-0) face à Metz, alors lanterne du championnat. Ce soir, les Verts de Printant, 18e, reçoivent les Lorrains (19e). La victoire est obligatoire.

La compo de Printant

ASSE – Metz : M’Vila, Perrin, Ruffier… même combat

Auteurs d’un début de saison décevant à l’ASSE, Yann M’Vila et Stéphane Ruffier font partie des cadres dont on attend forcément plus chez les Verts, à l’heure d’un match contre Metz crucial pour Ghislain Printant.

L’ASSE est à un tournant de sa saison ce mercredi, et c’est bien sûr encore plus vrai pour Ghislain Printant. Le successeur de Jean-Louis Gasset est sur la sellette, plombée par des résultats catastrophiques : les Verts sont aujourd’hui à la 18e place de la L1 à l’heure de recevoir Metz, qu’il ne précède que d’un point. « J’attends des actes forts de la part de mon groupe, a soutenu le Montpelliérain hier. Je veux gagner et on va gagner. Je crois en eux. »

Les trois piliers de Printant, ce sont eux

Printant attend notamment beaucoup plus de ses cadres, et en particulier de Yann M’Vila. Le n°6 avait poussé pour que les dirigeants choisissent Printant en mai dernier, menaçant même de quitter le club en cas d’autre choix. Depuis, après avoir eu un litige financier avec sa direction cet été, l’ancien rennais est à la peine mais Printant continue de lui faire confiance : il est le seul joueur à avoir participé à tous les matches jusqu’ici, avec Stéphane Ruffier et Harold Moukoudi, suspendu contre Metz. M’Vila devrait à nouveau débuter ce soir face aux Lorrains mais il reste pourtant sur deux matches très laborieux.

Des critiques de plus en plus virulentes

A La Gantoise (2-3), il n’avait pas mis le ballon en touche alors que Timothée Kolodziejczak était au sol et cela avait coûté un but. Et à Angers (1-4), il avait coulé avec le navire. Son impact sur l’équipe n’est plus du tout le même alors qu’il était un maillon fort depuis son arrivée. Capitaine lors de la déroute angevine, Ruffier, lui, reste sur sept buts encaissés en deux matches, avec peu d’arrêts effectués et une passivité coupable (trois buts encaissés dans ses six mètres à Gand).

Si sa défense gruyère explique beaucoup de choses, le Basque avait habitué à beaucoup mieux. Comme son collègue du milieu. Et comme Loïc Perrin, aussi. Au repos à Angers, le capitaine stéphanois a été montré du doigt pour ses errements à Gand, notamment. Jean-Michel Larqué l’a épinglé. Au sortir d’un été perturbé par une arthroscopie à un genou, le plus stéphanois des Verts a des bouches à faire fermer lui aussi. Et un entraîneur à sauver, s’il est encore temps de le faire.

L'été vient de se terminer et il s'est passé beaucoup de choses à l'ASSE depuis que les dirigeants ont choisi de promouvoir Ghislain Printant pour succéder à Jean-Louis Gasset sur le banc. Parmi celles-ci, certains décisions ont pu interpeller. Tout d'horizon.

Laurent HESS

ASSE : Romeyer a changé son fusil d’épaule pour Printant

Dans Le Progrès, Roland Romeyer était monté au créneau lundi dernier pour affirmer que le début de saison poussif de l’ASSE ne remettait pas en cause l’avenir de Ghislain Printant sur le banc. Mais c’était avant les défaites à Gand (2-3) et à Angers (1-4)…

Avant le match ASSE-Toulouse (2-2), Roland Romeyer avait rencontré les joueurs stéphanois pour leur rappeler leurs bons devoirs. Et après le match nul concédé face aux Toulousains, le président du Directoire avait accordé un entretien au Progrès pour conforter Ghislain Printant. « Ghislain Printant fragilisé ? Pas du tout, avait-il soutenu. Comme les joueurs, il est frustré par les derniers résultats. Mais j’accorde une grande confiance à Ghislain Printant et son staff ». Si le début de saison des Verts n’est pas à la hauteur des attentes, Romeyer demandait donc du temps, de la patience.

« Je ne suis pas inquiet »

« Il est prématuré de faire un bilan. La saison dernière, à la même époque, on avait seulement un point de plus. Cela ne nous a pas empêchés de finir quatrième avec 66 points. Je ne suis pas inquiet. On va jouer les quatre compétitions à fond. L’ADN du club c’est de pouvoir disputer une coupe d’Europe chaque saison. Il faut tout faire pour y arriver. Mais cette saison, huit ou neuf équipes peuvent jouer le top 5. Paris, Lyon… Monaco va revenir, l’OM sera dans la course. Nice et Rennes se sont bien renforcés. Il va y avoir une grosse concurrence. »

« Le meilleur effectif depuis 2004 »

Selon lui, l’ASSE a bien travaillé cet été, sous la houlette du duo Printant-Wantier. « On a pris des risques. On a mis tout ce que l’on pouvait pour bâtir le groupe le plus compétitif possible. Celui-ci a été profondément renouvelé. Il est important et de qualité. Les postes sont doublés. Il s’agit pour moi du meilleur effectif que l’on ait eu depuis que je suis arrivé en 2004. Il faut maintenant apprendre aux joueurs à travailler ensemble. Mais je suis confiant. J’ai discuté avec les cadres, ils sont tous optimistes. 109 millions d’euros de dépenses, c’est historique. On a élaboré un budget ambitieux. Depuis 2015, il est en augmentation de près de 40 %. La masse salariale, par exemple, a, elle, augmenté de plus de 40 %. On a fait des efforts. Les enjeux sportifs et financiers sont importants. C’est lourd. »

Mais lourds, les revers de la semaine passée l’ont été également, avec l’entrée en lice ratée en Ligue Europa à La Gantoise (2-3) et le lourd revers à Angers (1-4). A tel point que la position de Romeyer sur Printant a changé, L’Equipe révélant que lors d’un entretien ce matin à l’Etrat, le président du Directoire a invité le Montpelliérain à quitter le club. Celui-ci a refusé la demande et il devrait être encore présent sur le banc mercredi contre le FC Metz. Le service communication du club vient en tout cas d’indiquer qu’il assurerait le point-presse d’avant match à L’Etrat, demain.

Laurent HESS

Les dirigeants stéphanois et Ghislain Printant déjà en réflexion ?

Les dirigeants stéphanois et Ghislain Printant déjà en réflexion ?

Le respect nous empêche d’évoquer l’après-Printant. Le coach stéphanois est toujours là, mais pour encore combien de temps ? Cette défait à Angers sonne comme le 5-0 encaissé lors du Derby 2017. Oscar Garcia s’en était allé de lui-même après cette déroute. Qui sera le coach qui officiera sur le banc mercredi ? Une réunion de crise devrait se réunir demain pour répondre à cette question…

Ghislain Printant aime l’ASSE autant que nous tous. Cependant, il est un moment à partir duquel il faut acter que pour le bien de tous, la séparation devient inéluctable pour le bien de tous. Les joueurs semblent lâcher leur entraîneur de manière irresponsable voire même inconsciente. D’un autre côté, parce qu’il est un homme de grande valeur, nous souhaiterions une fin la plus décente et la plus respectueuse pour Ghislain Printant.

Les dirigeants vont peut-être rapidement décider de mettre un terme au mandat de celui qui a pris les rennes du club il y a 3 mois. Peut-être même que Ghislain Printant réfléchit à une sortie de grande classe en déposant lui-même sa démission pour apaiser tout le monde. L’homme est largement capable d’un tel geste.

En attendant, sans qu’il faille être un spécialiste pour l’annoncer, des noms commencent à faire surface. Nous les connaissons tous, il s’agit de Claude Puel, Antoine Kombouaré et Jocelyn Gourvennec. Le premier nommé était le favori de l’un des deux présidents… le second de l’autre… Mais ça c’était il y a quelques mois.

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Ghislain, il faut qu’on parle…

Ghislain, il faut qu’on parle…

A la tête de l’ASSE depuis le départ de Jean-Louis Gasset, Ghislain Printant ne parvient toujours pas à convaincre. Il est désormais temps pour lui de faire preuve de lucidité et d’annoncer sa démission avant qu’il ne soit trop tard afin d’éviter que l’ASSE ne revive une saison qui pourrait être catastrophique.

Un point sur les stats

Le technicien stéphanois, en poste depuis le 6 juin 2019, affiche des statistiques déplorables : 3 victoires en 11 matchs (2-1 contre Andrézieux, 4-2 contre Montpellier et 2-1 contre Dijon), 16 buts pour et 18 buts contre, soit un goal average négatif de 2 buts. Ces statistiques, déjà peu fameuses, sont encore plus inquiétantes en enlevant les matchs amicaux.

En effet, en comptant seulement les matchs officiels, cela fait le taux ahurissant de 16.5% de victoire (1 victoire en 6 matchs), 7 buts marqués (1.16 buts par match) et 11 buts encaissés (1.8 buts par match). En aucun match dirigé par Ghislain Printant les Verts n’ont su garder leur cage inviolée, que ce soit dans les matchs amicaux ou officiels !

Les Expected Goals (abrégés en xG ou xGoals), à savoir le nombre de buts que l’équipe aurait pu marquer ou encaisser, selon la distance, la surface (tête, genou, pied, etc) ou l’angle de tir, confirment la réalité du terrain. A chaque tir est attribué un pourcentage de but calculé sur les milliers de tirs tentés depuis les saisons précédentes. Pour en savoir plus sur les Expected Goals, lire l’article rédigé par Les Cahiers du Foot. Ainsi, cette statistique permet de voir si une équipe est chanceuse ou malchanceuse : par exemple, il est inutile de licencier un coach qui accumule de mauvais résultats si ses Expected Goals sont bons, car cela signifie alors qu’un cycle vertueux devrait s’ouvrir lorsque la chance tournera.

Or, pour l’ASSE, ce n’est pas le cas… Depuis le début de la saison, en Ligue 1, les Stéphanois sont à 5.53 Expected Goals pour et ont inscrit 5 buts, ce qui témoigne d’une légère sous-performance. Pour les Expected Goals contre, soit le nombre de buts que l’équipe aurait dû encaisser, ils sont à 7.23 alors que l’équipe a pris 8 buts en L1, ce qui montre une légère surperformance des adversaires.

Si l’on entre dans le détail, les Expected Goals montrent que les Verts ont réalisé un véritable braquage à Dijon (2.15 xGoals contre, 0.92 xGoals pour : Dijon aurait dû inscrire 2 buts et l’ASSE 1, si l’on simplifie) et contre Toulouse (1.93 xGoals contre, 1.07 xGoals pour : l’ASSE aurait dû s’incliner 2-1, si l’on simplifie). A part contre Brest, où l’ASSE a largement dominé le match en termes d’occasions (2.22 xGoals pour l’ASSE, 0.50 xGoals pour Brest : Saint-Etienne aurait dû largement remporter ce match), les Verts n’ont jamais eu davantage d’occasions de buts que leurs adversaires en Ligue 1 !

Laisser du temps à Printant ?

Le technicien stéphanois ne peut plus se réfugier derrière le temps. En tant qu’adjoint de Gasset, il connait son groupe depuis 1 an et demi. De plus, l’effectif a été constitué assez tôt : hormis Cabaye et Kolo, arrivés lors de la dernière semaine d’aout, les autres recrues ont rejoint le Forez depuis plusieurs semaines (Trauco le 6 aout, Aholou le 1er aout, Boudebouz le 27 juillet, Bouanga le 9 juillet, Youssouf et Palencia le 5 juillet, Moukoudi et Sissoko ont été signés en avril et ont donc rejoints les Verts dès le début de la préparation, tout comme Honorat).

Cabaye, la dernière recrue de l’ASSE, est arrivé il y a quasiment 1 mois.

Cela fait donc depuis 1 mois et demi que Printant dispose quasiment de la totalité de son groupe. Il a aussi bénéficié d’une trêve internationale d’une quinzaine de jours où seuls Robert Beric, Miguel Trauco et quelques jeunes n’étaient pas présents. Par exemple, face à la Gantoise, Printant alignait une équipe qui se connaît normalement assez bien : seuls Moukoudi, Trauco, Cabaye et Youssouf étaient des recrues. Il parait compliqué de parler de manque d’automatisme pour ces joueurs alors que Moukoudi et Youssouf étaient déjà présents lors du premier match amical contre Andrézieux le 9 juillet !

Un jeu qui ne s’améliore toujours pas

De plus, le jugement ne serait pas complet sans parler du jeu de l’ASSE totalement inexistant. Saint-Etienne n’a jamais dominé un match cette saison et a plus d’une fois reculé après avoir marqué un but, abandonnant toutes ambitions, comme contre Dijon. Depuis les matchs amicaux, qui étaient déjà immondes (les Verts totalement baladés contre Middlesbrough, une D2 anglaise, par exemple), rien ne s’améliore. On peut seulement parler d’une bonne entame contre Dijon. Même la fin de match contre La Gantoise n’a pas été très qualitative, les Verts maintenant effectivement une pression accrue sur les buts belges mais se contentant d’un jeu minimaliste, à savoir balancer le maximum de centres dans la surface.

De plus, les mêmes défauts sont présents depuis les matchs de préparation : les ailiers reçoivent un ballon le long de la ligne de touche et se retrouvent face à plusieurs adversaires. Ils doivent alors donner la balle en retrait au latéral, qui la fait passer par M’Vila puis par un central, qui la transmet alors au latéral opposé, qui à son tour la passe à son ailier, placé dans la même position que l’autre, engendrant une passe en retrait et de nouveau des transmissions latérales… Ce schéma de jeu, sans déséquilibre, qui repose sur des exploits individuels des joueurs, est dit en U : les passes des joueurs forment à la longue un U, témoignant de leur incapacité à progresser. L’équipe apparait souvent coupée en deux, complètement désorganisée.

Lors du match contre Boro, l’occupation de l’espace était assez folklorique

Le match contre La Gantoise est assez significatif du plan de jeu de l’AS Saint-Etienne : les deux buts proviennent d’un exploit de Khazri et d’une boulette du gardien. Le Tunisien ne marquera pas chaque week-end des frappes de 20 mètres dans la lucarne. Si le gardien de La Gantoise n’avait pas offert ce cadeau à des Verts inoffensifs, le score se serait surement aggravé vu la dynamique du match. 3-2 parait donc un score plutôt bien payé pour une équipe qui a été la tête sous l’eau pendant 85 minutes. Face à des équipes plus réalistes, le tarif n’est pas le même (3-0 contre Lille). Les Verts ont pour l’instant affrontés Dijon, Toulouse et Brest (le barragiste, le club ayant fini à 4 points du barragiste et un promu) pour en ressortir avec 5 points sur 9 possibles (surtout avec 2 matchs à domicile). Contre des équipes plus fortes ou sensiblement du même niveau, ils n’ont obtenu aucun point (contre Lille et Marseille). Que se passera-t-il lorsqu’ils enchaineront Monaco (2 novembre), Nantes (9 novembre), Montpellier (23 novembre), Rennes (30 novembre), Nice (4 décembre), Reims (7 décembre) Paris (14 décembre) ?

Printant, un ersatz de Gasset

L’axiome selon lequel Printant devait assurer la succession de Gasset est par essence totalement irrationel. Ghislain Printant n’a pas été choisi pour ses qualités mais en espérant qu’il fasse du Jean-Louis Gasset. Comment fonder la légitimité et la crédibilité d’un coach quand son mot d’ordre est de faire ce que faisait son prédécesseur ?

Prendre un coach inexpérimenté n’est pas forcément un problème. Julian Nagelsmann, aujourd’hui à la tête de Leipzig, n’a que 32 ans. Celui-ci a été nommé coach de Hoffenheim à 28 ans après avoir entrainé les U19 de son club. Le technicien allemand a pris les commandes d’un club 17e, avec 7 points de retard sur le premier non-relégable de Bundesliga en février 2016. Dès la saison suivante, ils se qualifiaient pour la première fois de leur histoire pour la Ligue des Champions (4e, à 5 points du 2e), performance améliorée la saison suivante (3e de Bundesliga).

Bastia est le seul club professionnel où Printant a été n°1 avant d’être à l’ASSE.

L’inexpérience au plus haut niveau n’est donc pas forcément un problème en soi. Cela constitue davantage un problème à 58 ans et lorsqu’on est dans le milieu du football français depuis le début des années 90… Depuis le début de sa carrière en 1989, Ghislain Printant n’a été à la tête que de trois clubs : Marjevols (1992-1994), Bastia (2014-2016) et Saint-Etienne. Son palmarès se résume à une Coupe de Lozère et un titre de champion de Promotion d’Honneur A de Languedoc-Roussillon. A Bastia, s’il a sauvé le club lors de la première année, il a été limogé dès l’année suivante et affiche un bilan franchement négatif : 22 victoires, 11 nuls et 24 défaites. Comment confier un club doté d’un budget de quasiment 100 millions d’euros, dont l’objectif est de se pérenniser dans les places européennes de Ligue 1, à un entraineur qui n’a jamais brillé et ne s’est jamais fait connaître pour être un grand tacticien ? Même la dimension de meneur d’homme parait bien faible quand on voit certaines attitudes sur les terrains de la part de cadres. Le risque est grand d’avoir un club où les joueurs prennent le pouvoir et sont dans de l’autogestion.

Enfin, que dire sur le coaching illogique ? Printant a titularisé Beric au Vélodrome dans un match où le Slovène ne serait pas à son avantage. Une semaine après, il ne l’aligne pas à domicile contre Toulouse alors que le Slovène aurait été plus intéressant. Ses changements n’ont que peu d’impact sur les matchs et sont souvent stéréotypés. Le choix de faire de Khazri un titulaire seulement 4 jours après son retour de vacances relève là encore de l’absurdité.

Une démission et on oublie tout

Il semble clair que l’expérience Ghislain Printant est une très mauvaise idée. L’effectif est bon à l’échelle de la Ligue 1 : les postes sont doublés et on voit un mélange entre des cadres et de jeunes prospects doté d’un potentiel intéressant. Printant n’est pas en mesure de sublimer ce groupe.

Afin de ne pas écorner son image auprès des supporters stéphanois, la seule solution serait celle de la lucidité : se rendre compte qu’il n’est pas l’homme de la situation, et donc, en conséquence, donner sa démission. La suite appartient à la direction : après Ghislain Printant, évitons les mauvaises idées qui pourraient s’appeler René Girard, Antoine Kombouaré ou Pascal Dupraz.

ASSE – L’oeil d’Adrien Ponsard : « Le remplaçant de Cabella, ce doit être Khazri »

ASSE – L'oeil d'Adrien Ponsard : « Le remplaçant de Cabella, ce doit être Khazri »

L’ancien attaquant de l’ASSE Adrien Ponsard estime que Ghislain Printant devrait utiliser Wahbi Khazri en n°10. Et que Robert Beric est indispensable.

« J’ai vu le match à la Gantoise. Ça fait peur ! Des potes Magic Fans ont fait le déplacement. Ils se sont tapés 10h de bus à l’aller et 10h au retour pour voir cette purge, ils étaient écoeurés. Les joueurs jouent comme des sénateurs, pour certains. Ils ont voulu que Printant reprenne l’équipe mais franchement, ils lui la font à l’envers ! Les mecs sont tranquilles, ils ont leurs contrats. Mais s’ils ne se bougent pas, Printant va sauter ! On y va tout droit !

« Notre seul vrai 9, c’est Beric »

Après, il y a des choix que j’ai du mal à comprendre. Pourquoi il sort encore Hamouma alors qu’on est menés ? Pourquoi Cabaye a joué plus bas que Youssouf ? Et M’Vila, pourquoi il joue si bas ? Avec l’expérience qu’il a, je ne comprends pas pourquoi il n’a pas mis le ballon en touche quand Kolo était par terre. Ça nous a coûté un but. Moukoudi a du mal, ce n’est pas Saliba. Ruffier reste scotché sur sa ligne sur les trois buts et Perrin… J’étais triste pour lui. J’ai trouvé Khazri au dessus du lot. On n’a pas vu des mecs comme Cabaye et Youssouf, mais lui, il s’est remué. Par contre il faut arrêter de le mettre en pointe. Il est bien meilleur quand il est plus bas. Il apporte plus en n°10. Vu que Boudebouz n’est pas du tout dans le coup, le remplaçant de Cabella, ce doit être lui. Il est bon quand il est en électron libre. Je le verrais bien derrière Hamouma et Beric.

Les deux s’entendent bien, il y a un vrai circuit à exploiter entre eux, surtout que l’on manque de repères. Beric, s’il démarre 30 matches cette saison, ce sera au minimum 15 buts. Il est indispensable. C’est notre seul vrai 9. Quand il est là, il apporte. Sinon on manque trop de présence dans la surface. Quand on me dit qu’il n’est pas bon… C’est un renard, il marque des buts, et c’est quand même ce que l’on demande en premier à un attaquant ! Toutes les équipes ont un 9 : Marseille a Benedetto, Rennes a Niang, Lyon a Dembélé. Il faut jouer avec un vrai avant-centre. 8 joueurs défensifs à la Gantoise, c’était n’importe quoi. On aurait dit qu’on allait jouer contre le Barça ! Printant a vraiment des choix surprenants. Son coaching ne fonctionne pas. Mais si les joueurs ne se bougent pas plus sur le terrain, il va lui être difficile de trouver des solutions. »

Laurent HESS

PSG, OL, LOSC, ASSE – L’oeil de Denis Balbir : « Paris trop seul au monde »

Chaque semaine de Coupe d’Europe, Denis Balbir débriefera les matches de nos clubs français engagés. Cette semaine, le PSG a été pour lui l’arbre cachant une triste forêt.

« Pour les clubs français, c’est une entrée en matière très décevante lors des phases de groupe. Mis à part le PSG, aucun n’a été au niveau attendu. Paris a fait un gros exploit en corrigeant le Real Madrid (3-0). Même si certains peuvent penser que le Real ce n’est plus ce que c’était, le PSG avait quand même autant sinon plus de blessés que les Merengue. Sans Neymar, sans Mbappé et sans Cavani, les inquiétudes étaient grandes et je n’oublie pas que certains redoutaient que la douloureuse soit salée pour le PSG. C’est une belle réponse des Parisiens. Mercredi soir, il y avait de l’envie, de l’implication, de la réussite et un très grand Di Maria. Il ne faut pas banaliser ce résultat. Paris a marqué son territoire dans son groupe et l’a fait avec la manière en humiliant le Real Madrid.

« Un LOSC décevant défensivement »

Mardi soir, cela n’avait pas démarré pareil pour le LOSC et l’OL. Lille a été décevant défensivement à Amsterdam (0-3). On voyait les buts, je n’ai pas reconnu Mike Maignan et sa défense. Les Dogues ont la réputation d’être assez dur à manoeuvrer en Ligue 1. Où est passée la rigueur ? En Europe, la pression n’est pas la même. Le LOSC était sans doute trop tendre pour cet Ajax. On peut quand même s’inquiéter car le groupe de Lille n’est clairement pas le plus simple. On va se raccrocher à ce qu’on peut en disant qu’il s’agisssait d’un premier match à l’extérieur et qu’il faudra montrer un autre visage face à Chelsea au Stade Pierre-Mauroy dans quinze jours.

« Une pensée pour Genesio après ce triste nul de l’OL »

Un peu plus tôt, l’OL n’a pas perdu face au Zenith (1-1) mais Lyon n’est pas excusé pour autant. Les hommes de Sylvinho ont perdu deux points à la maison. Certes, le Zenith était en forme dans son championnat mais les Gones sont retombés dans les travers qu’on leur connait. Ceux d’une équipe un peu bizarre et très irrégulière dans un même match. A chaque sortie de l’OL et à chaque échec, j’ai quand même une pensée pour Bruno Genesio qui a été trainé dans la boue pour rien. On retrouve les synptômes qui étaient ceux des Lyonnais la saison passée…

« L’ASSE, une photocopie de ce qu’on voit en L1 »

En Ligue Europa, ce fut tout aussi décevant. Notamment avec l’AS Saint-Etienne qui a été battue sur la pelouse de la Gantoise (2-3). Même si c’était à l’extérieur, les Belges paraissaient à la portée des Verts. Cette défaite met une pression supplémentaire avant la réception de Wolfsbourg. Ce qui m’a le plus dérangé, c’est que l’ASSE n’a pas montré grand chose. Il y a trop de lacunes et malheureusement ce début de Ligue Europa n’est qu’une photocopie de ce qu’on voit en championnat. Devant, c’était apathique. Cela manquait de mordant. Défensivement, il y avait un vrai souci…

Heureusement que l’arbitrage a été clément car Wahbi Khazri n’était pas loin du rouge. On critique souvent (et à raison) l’arbitrage contre Saint-Etienne pour aussi reconnaître qu’il peut être parfois favorable au club ligérien. S’il a marqué un joli but, Khazri s’est encore mal comporté sur le pré. Il retombe dans les travers d’un joueur nerveux et agressif. Le seul truc positif que l’on peut retenir, c’est qu’à défaut d’être dans l’action, l’ASSE parvient à se faire violence et à réagir par instants.

« Le Stade Rennais encore lésé par l’arbitrage »

Je vais conclure sur le match opposant le Stade Rennais au Celtic Glasgow (1-1). Oui, il n’y avait plus l’allant du printemps européen dernier mais je trouve quand même des circonstances atténuantes aux Bretons. Pour moi, ils ont été lésés sur l’arbitrage avec des penaltys oubliés et de vilaines fautes pas suffisamment sanctionnées. Après le match de Brest, cela commence à faire beaucoup même si ce sont deux compétitions très différentes. En face, il ne faut pas oublier qu’il y avait un grand club européen, le Celtic. C’était un cran au dessus de la Gantoise par exemple… A domicile, cela fait certes deux points de perdus mais il y a encore de l’espoir.

Globalement, ce début de phase de groupe est assez mal engagé pour les clubs de Ligue 1. Peut-on en tirer des conséquences sur une éventuelle faiblesse nouvelle de notre championnat ? C’est possible… Attendons la suite quand même … Est-ce un simple accident ou un problème qui va devenir récurrent cette saison ? Il va sans dire que la deuxième réponse serait très mauvais signe pour le football français…

Recueilli par Alexandre CORBOZ

Les infos du jour : CR7 chambre encore l’Atletico, le triomphe du PSG fait parler

Les infos du jour : CR7 chambre encore l'Atletico, le triomphe du PSG fait parler

Si vous n’avez pas eu le temps de suivre l’actualité du jour, But Football Club récapitule pour vous les informations importantes de ce jeudi 19 septembre.

La grosse info : Cristiano Ronaldo au cœur d’une nouvelle polémique

S’il n’a pas marqué mercredi soir lors d’Atletico Madrid – Juventus (2-2), Cristiano Ronaldo a quand même trouvé le temps de châtouiller les supporters madrilènes.

Le scan du 19 septembre

PSG – Real Madrid (3-0) : lendemain d’exploit

OM : Villas-Boas fâché contre la Ligue

ASSE : avant le choc face à la Gantoise

FC Nantes : nouvelle bataille à venir avec l’OM ?

Stade Rennais : Gourcuff se paie le Stade Rennais

LOSC : Osimhen promis à une grosse vente

OL : Depay a failli partir le 1er septembre

Girondins : Alexandre Mendy se lâche

RC Lens : Montanier n’a pas peur avant Caen

Et aussi…

Arnaud Carond

ASSE : les Verts se sont offert un renfort deux étoiles pour la Ligue Europa

À la demande de Roland Romeyer, le célèbre cuisinier étoilé Gilles Etéocle a accepté une mission pour faciliter le quotidien des joueurs de l’ASSE.

Certains peuvent reprocher à Roland Romeyer son ingérence dans le secteur sportif de l’ASSE. Tous les autres, et ils sont nombreux, doivent aussi s’incliner devant son amour inconditionnel pour le club ligérien. Mais aussi le fait qu’il ait quelques bonnes idées très originales tirées de sa besace.

Cette semaine, L’Équipe raconte ainsi une anecdote qui viendra nourrir la légende de Romeyer. Ce dernier a en effet demandé à Gilles Etéocle de venir superviser l’alimentation des Verts durant leur séjour à l’étranger !

Inconditionnel supporter des Verts, l’ancien chef de « La Poularde », le célèbre restaurant de Montrond-les-Bains avec ses deux étoiles au guide Michelin jusqu’en 2010, vit au plus près le retour de l’ASSE sur la scène européenne depuis 2017. Sa présence en Belgique depuis lundi montre combien l’ASSE a su profiter de son passé continental pour se professionnaliser.

Il y a cinq ans, Christophe Galtier et Jérémy Clément étaient revenus avec une intoxication alimentaire de Turquie, où les Verts avaient perdu leur barrage aller face à Karabükspor. Le quotidien sportif rappelle qu’ils étaient toujours alités lors de la venue du Stade Rennais, trois jours après (0-0). Cette fois-ci, nul doute que ce mauvais point n’arrive pas.

Julien Pérez

ASSE – L’oeil d’Adrien Ponsard : « Avec la VAR, on est en train de tuer le foot »

Notre consultant Adrien Ponsard, ancien attaquant de l’ASSE, revient sur le match nul des Verts contre Toulouse (2-2) en pointant l’utilisation de la VAR.

« J’ai regardé le match de Toulouse à la télé. On a fait vingt bonnes premières minutes mais après le penalty, on s’est écroulés. C’était portes ouvertes ! J’ai trouvé la charnière Perrin-Moukoudi très lourde, même si elle s’est ressaisie en deuxième mi-temps. M’Vila, c’est poussif cette saison, et il y a un vrai problème au milieu. Boudebouz, je ne veux pas m’acharner sur lui mais il n’est pas bon. Et les images avec son portable sur le banc, quand Printant l’a sorti, c’est pas possible !

Il n’a pas la tête au foot ou quoi ? Heureusement que Ruffier a détourné la frappe de Saïd sur son poteau parce qu’à 3-0, le match était plié. Hamouma nous a enlevé une bonne épine du pied avec son doublé. Son premier but est superbe. Et j’ai bien aimé Khazri, il a pesé, il a été vaillant. Quand il tourne autour de l’attaquant, il est dans son meilleur rôle. J’espère que cette fois, Printant aura compris : à domicile, il faut jouer avec Beric, ou alors lancer Abi.

« On vide les stades avec ces conneries »

Après, il faut quand même parler de la VAR. On est en train de tuer le foot. Bientôt les matches vont durer deux heures, le temps de vérifier chaque action. Et on voit que ça n’empêche pas les erreurs : il n’y avait pas hors jeu sur le but toulousain, et il aurait dû y avoir un penalty de plus de chaque côté.

Sur les buts de Beric, ça se joue à rien. Mais c’est vraiment frustrant de croire que tu vas gagner 3-2 et qu’après le visionnage, on te dit : « Non, il y a hors jeu d’un centimètre, ça reste à, 2-2 ». On perd cinq minutes par but. Même sur le premier but d’Hamouma, l’arbitre est allé vérifier s’il n’était pas hors jeu… Brest-Rennes, c’est une honte. Et c’était M.Turpin au sifflet, le meilleur arbitre français, soit disant… L’erreur est humaine et ça faisait le charme du foot. Là, ça devient n’importe quoi. C’est du foot-vidéo. On pourrit les matches. On joue avec nos émotions. On vide les stades avec ces conneries. Moi, je n’ai plus envie d’y aller. A chaque fois qu’il y a un but, tu dois attendre qu’il soit validé. C’est insupportable. »

Laurent HESS