ASSE : Rémy Cabella envoie un message de soutien à Ghislain Printant

ASSE – Mercato (Débat) : comment les Verts doivent-ils réinvestir l'argent des transferts de Saliba et Cabella ?

Depuis la Russie où il s’est envolé cet été, Rémy Cabella a envoyé un message de soutien à Ghislain Printant, démis de ses fonctions d’entraîneur de l’ASSE hier.

Même s’il n’a pu céder aux avances de Krasnodar, qui lui a proposé de tripler son salaire stéphanois cet été, Rémy Cabella, l’ancien maître à jouer de l’ASSE, n’oublie pas Ghislain Printant. Les deux hommes s’étaient côtoyés à Montpellier avant de se retrouver chez les Verts.

« Tu méritais tellement mieux »

Et après l’annonce de la mise à l’écart du technicien, hier, et son remplacement par Claude Puel, Cabella a eu une pensée pour Printant, sur les réseaux sociaux. « Tu méritais tellement mieux… Ghislain Printant, tu es un grand homme et un grand entraîneur ! Je te remercie pour tout ce que tu m’as appris ! Des pleurs (c’est entre nous) aux rires je n’oublierai jamais. Forza mon Ghis », a posté « RC7 «  sur Twitter.

Laurent HESS

ASSE : Puel voit déjà bien plus loin que le derby contre Lyon

Intronisé vendredi, à 48h du derby contre Lyon, Claude Puel, nouveau manager général de l’ASSE, a exposé son projet.

But : Claude, quels sont vos sentiments en rejoignant l’ASSE ?

Claude PUEL : Tout d’abord, je remercie mes deux présidents de m’avoir sollicité, de m’avoir proposé le projet. Saint-Etienne est mal classé et c’est toujours difficile de reprendre un club en court de saison, sans avoir effectué le recrutement et la préparation. C’est un vrai challenge.

La situation sportive ne vous a-t-elle pas fait hésiter ?

Elle m’a fait réfléchir, mais j’ai considéré que c’était un beau challenge. C’est un grand club avec une grande histoire, un grand passé, beaucoup d’engouement, de passion et d’attente, un stade magnifique. J’aurais préféré que l’équipe soit mieux classée mais il faudra aller à l’essentiel.

Quelle va être votre ligne directrice ?

Partout où je suis passé, j’ai essayé de donner le maximum. Je me donne toujours à fond pour les couleurs que je porte. Et mon action est toujours dirigée vers le long terme, pour développer le club, la structure et faire progresser les joueurs.

« C’est surtout le classement qui m’a fait réfléchir. Mais je n’arrive pas en pompier de service. J’arrive dans un club historique, où l’engouement est exceptionnel. On l’a vu contre Wolfsburg. Ce public peut mettre sous pression n’importe quelle équipe. »

Vous arrivez avec Jacky Bonnevay et Xavier Thuilot. Pourquoi les avoir choisis ?

Parce que je connais leur compétence. J’ai travaillé avec Jacky à Leicester. Et ma venue a accéléré celle de Xavier, qui était déjà en contact avec le club. Je connais sa droiture. Il va s’occuper des différents services. On a besoin de faire les choses avec cohérence. Ce n’est pas simplement le sportif qui va redresser le club. Ce sont les salariés, les supporters. On va travailler main dans la main. C’est tout un ensemble qui doit travailler dans la cohésion et la solidarité. C’est ce qui a toujours fait la force de Saint-Etienne.

Les membres du staff de Ghislain Printant vont rester ?

Oui. Je n’arrive qu’avec Jacky. J’ai souvent travaillé avec des staff restreint et cela a pu me coûter quelques fois. Mais je suis respectueux de ce qui a été mis en place, des gens qui travaillent pour le club. Une évaluation sera faite. On verra comment les choses vont se passer mais le staff en place va continuer avec quelques petites évolutions. On va mettre des passerelles en place. On va insuffler une vraie politique.

Le fait d’avoir travaillé à l’OL a-t-il pu vous freiner ?

Pas du tout. C’est surtout le classement qui m’a fait réfléchir. Mais je n’arrive pas en pompier de service. J’ai toujours fonctionné aux coups de cœur. Et là, j’arrive dans un club historique, où l’engouement est exceptionnel. On l’a vu contre Wolfsburg. Ce public peut mettre sous pression n’importe quelle équipe.

Certains médias ont évoqué des contacts en juin…

C’est faux. Il n’y a eu aucun contact. Et je n’étais pas trop ouvert pour un retour en France. J’étais proche de signer à l’étranger.

L’ASSE est relégable. Quel est votre diagnostic ?

L’équipe n’a pas réussi à enchaîner après s’être qualifiée pour l’Europe. Après, quand ça s’enchaîne mal, il y a un manque de confiance, on ne se lâche plus. Mais j’ai trouvé l’équipe en progrès contre Wolfsburg. Il y a eu plus de consistance. C’est la base.

Vous arrivez juste avant le derby. Ce n’est pas vraiment le timing idéal…

C’est comme ça. On donnera le maximum. Il faudra de l’abnégation, de la solidarité, de la conviction. Mais je viens pour travailler sur la durée, sur le long terme. J’espère qu’on laissera une trace de notre passage.

Laurent HESS

ASSE – OL : Aulas chauffe le derby et Puel en une punchline !

ASSE – OL : Aulas chauffe le derby et Puel en une punchline !

S’il ne souhaitait pas enflammer le derby dans les médias, Jean-Michel Aulas n’a pu se retenir suite à la nomination de Claude Puel à deux jours d’ASSE – OL.

Présent à l’Astroballe pour supporter l’équipe de basket de l’ASVEL, club dont l’OL est désormais actionnaire, Jean-Michel Aulas en a profité pour faire monter la sauce en prévision du derby ASSEOL de dimanche soir.

Alors que les Verts ont changé d’entraîneur ce jour avec la nomination de Claude Puel, un technicien qu’il a eu sous ses ordres et qu’il n’a pas franchement gardé son cœur, JMA a d’abord mis un peu de temps à se chauffer : « Je ne sais pas si cela change la donne en vue du derby. On verra dimanche soir. Ceci étant, de notre côté, on voit les événements se succéder. On essaie de résoudre nos propres problèmes. Un derby, il faut toujours le gagner. La pression sera plutôt sur Saint-Etienne, qui a changé d’entraîneur et jouera à domicile pour battre l’Olympique Lyonnais. »

Relancé sur Puel, Aulas a conclu sur l’une de ces petites phrases mettant du sel à cette rivalité régionale, se permettant une petite pique au technicien castrais : « Le changement de coach ? J’espère qu’ils ne l’ont pas fait seulement pour nous battre, parce qu’ils vont être déçus. »

Arnaud Carond

Claude Puel : « Que cette équipe joue le Derby avec beaucoup de liberté, qu’elle se lâche ! »

Claude Puel : « Que cette équipe joue le Derby avec beaucoup de liberté, qu’elle se lâche ! »

C’est au coeur d’une conférence de presse surréaliste que Claude Puel s’est exprimé sur sa venue à l’ASSE. Loin des propos irrespectueux lâchés à l’encontre de Ghislain Printant par un Roland Romeyer qui a semblé perdre les pédales, Claude Puel a paru posé, déterminé et clair dans son approche du challenge stéphanois.

Je remercie mes deux Présidents, Bernard Caïazzo et Roland Romeyer, de m’avoir proposé un tel projet. Il y avait une réflexion de ma part à mener car Saint-Étienne est mal classé. C’est toujours très difficile de reprendre un club en cours de saison, c’est un vrai challenge. En très peu de temps, on doit être efficace, aller à l’essentiel. Je n’ai pas vécu la préparation pour connaître l’équipe. Saint-Étienne est un grand club, une grande histoire, beaucoup d’engouement, de passion et également d’attente. Ce sont les vrais ingrédients du football.

Partout où je suis passé, dans mon implication et mon travail, j’ai essayé de donner le maximum et le meilleur de moi-même. Je ne suis pas carriériste. Je respecte mes dirigeants et les supporters. Quand je défends les couleurs d’un club, je les défends à fond. Ma vision est tournée vers le long terme afin de développer les composantes du club, mettre en place un projet sportif et collectif, faire progresser des joueurs, une équipe, faire la liaison entre la formation et les professionnels. C’est quelque chose qui me tient à cœur.

Jacky Bonnevay m’assistera pour une deuxième aventure. Il est de Roanne. C’est un supporter de l’ASSE. Les Présidents voulaient étoffer le club. Xavier Thuilot était sur la liste des candidats au poste de directeur général. Ma venue a accéléré son arrivée. Nous avons vécu une aventure commune au LOSC. Je connais son expérience, sa droiture. Je sais tout ce qu’il peut apporter au club. J’ai appris avec lui les attentes, les paramètres, les différents services d’une institution. Souvent, les entraîneurs sont uniquement fixés sur les joueurs. Du côté des dirigeants, on a besoin de pérenniser le club et de faire les choses avec cohérence. En arrivant ici, au tiers de la saison, il faut aller à l’essentiel. Je savais en m’engageant avec Xavier que l’on pourrait relever ce défi. Le staff existant continuera autour de l’équipe première car je suis respectueux de ce qui a été mis en place.

Le challenge reste difficile. L’équipe a besoin de confiance. Il faut l’accompagner. Tout un club va travailler main dans la main de façon à redonner une meilleure image et de bons résultats aux Stéphanois. C’est un vœu pieu de ma part. On donnera notre maximum. Un match arrive très vite. Il est important que je sois sur le banc, même avec peu de recul.

Un Derby n’a pas nécessairement besoin d’éléments tactiques ou techniques. Il demande de la solidarité, de l’abnégation et de la cohésion. Il faut donner le meilleur de nous-mêmes et obtenir le meilleur résultat possible. Après, il sera temps de faire connaissance, assurer des équilibres, mettre en place des stratégies sportives. Je veux que cette équipe joue le Derby avec beaucoup de liberté, qu’elle se lâche et qu’elle ne soit pas accaparée par de nouvelles consignes ou des contraintes.

Il faut être à l’intérieur pour savoir, connaître les forces en présence. Je pense que Saint-Étienne a réalisé une superbe saison l’année dernière. Avec les mauvais résultats, il y a un manque de confiance qui s’installe. Jouer tous les trois jours, ça s’apprend. Disputer la Coupe d’Europe est également difficile. Une équipe qui y est moins habituée considère parfois le championnat comme routinier. C’est aussi de l’apprentissage. Ce groupe, malgré les résultats, a sans doute beaucoup appris dans le management et la gestion de son parcours. L’essentiel est de corriger. J’ai trouvé l’équipe en progrès jeudi soir. Avec plus de consistance, d’intensité, d’envie commune. C’est la base pour retrouver d’autres qualités. La solidarité a toujours été la force de ce club. L’engouement est extraordinaire, on l’a encore vu hier soir lors de la rencontre face à Wolfsburg. On aura besoin de ces gens. Venir à Saint-Étienne ne m’intéressait pas pour être le pompier de service. J’ai toujours été dans une démarche de coup de cœur. Avant un autre match, la démarche aurait été la même.

Claude Puel – Source : Asse.fr

Crédit photo : Asse.fr

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La conférence de presse de Caïazzo et Romeyer

La conférence de presse de Caïazzo et Romeyer

Suite à l’officialisation de l’arrivée de Claude Puel à l’ASSE, les deux présidents du club ont tenu la conférence de presse d’intronisation du nouvel entraîneur. Ils en ont profité pour expliquer les conditions du départ de Ghislain Printant qui devait être démi de ses fonctions dans la journée.

« Cela faisait longtemps que nous voulions travailler avec Claude Puel »

Bernard Caïazzo a commencé par déclarer que Puel n’était pas l’option privilégié par le club. En effet, Jean-Louis Gasset aurait d’abord été sondé mais le refus de Printant de redevenir numéro 2 n’a pas permis de faire aboutir cette piste selon Caïazzo, qui s ‘est dit « déçu » de cette réaction. On peut néanmoins s’interroger sur le bien fondé d’une telle idée. Caïazzo aurait-il lui-même accepté une telle humiliation ?

Le président du conseil de surveillance a ensuite souligné la qualité du parcours de Claude Puel : « Claude Puel fait partie des vingts meilleurs managers sportifs en Europe. Cela faisait longtemps que nous voulions travailler avec lui. Claude est un bâtisseur, il fait jouer les jeunes et possède un profil pour travailler dans la durée. »

Une telle renommée a évidemment un coût financier significatif comme l’a indiqué le président : « Au niveau des actionnaires, nous faisons un gros effort. Claude avait des exigences et c’est tout à fait normal. »

Printant écarté, une nouvelle organisation en interne installée

Roland Romeyer, quant à lui, a expliqué comment la décision d’écarter Printant a été prise. Au lendemain du match contre Metz, Printant aurait déclaré à Romeyer : « Écoutez, je vous regarde dans les yeux. Il faut que vous preniez quelqu’un » ce qui a précipité la décision de trouver un nouvel entraîneur. Romeyer ne s’en est cependant pas arrêté là, affirmant que « dans la vie, il y a les numéros 1 et les numéros 2″ et que Printant avait été surclassé. Une bien piètre façon de remercier un homme qui avait malgré tout été choisi par ces deux présidents.

Enfin, Bernard Caïazzo a expliqué l’organisation du nouvel organigramme du club : « Pour la 1ère fois en France un club va avoir un manager avec un directoire dont il (Puel) fera partie et présidé par Roland Romeyer. Vous verrez que dans le temps l’ASSE va franchir un palier et atteindre un autre niveau dans les prochaines années. »

« Heureux et fiers »

« Heureux et fiers »

> Bernard Caïazzo (Président du Conseil de surveillance ): « Nous sommes très heureux d’accueillir Claude avec les personnes qu’il a souhaitées avoir autour de lui. On recherchait un directeur général et après mûre réflexion avec Roland Romeyer, nous avons pensé que c’était la meilleure des solutions pour mettre Claude dans les bonnes dispositions. Nous vivons une situation compliquée. Le budget pour cette saison est un budget record pour l’ASSE. Nous avons réfléchi aux solutions et il n’en existait pas beaucoup. Claude Puel fait partie des vingt meilleurs managers sportifs en Europe. Cela faisait longtemps que nous voulions travailler avec lui. Claude est un bâtisseur, il fait jouer les jeunes et possède un profil pour travailler dans la durée. Sa philosophie nous plaît. Au niveau des actionnaires, nous faisons un gros effort. Il a des exigences en conséquence. Nous sommes sur la même longueur d’ondes. Dans ce genre de situation, on s’en sort en mettant les grands moyens. Que Claude veuille diriger l’équipe pour le Derby est une sacrée preuve de courage. Ça ne fait que nous conforter dans notre choix. »

> Roland Romeyer (Président du Directoire): « Je suis très fier de la venue de Claude car c’est quelqu’un dont je suis fan de par son professionnalisme et ses valeurs. C’est un travailleur, humble, avec les mêmes valeurs que l’ASSE. Je suis ici au quotidien et très proche du centre de formation. Cette année, on a gagné la Coupe Gambardella. Claude, qui est un bâtisseur, va pouvoir intégrer les jeunes dans l’équipe professionnelle. On est réalistes. On n’a pas les fortunes de certains autres clubs. Notre objectif est de former des talents pris en compte par un entraîneur bâtisseur. Concernant l’arrivée de Jacky Bonnevay, c’est quelqu’un que j’apprécie. Je suis content qu’il nous ait rejoint. Les deux actionnaires vont faire le maximum pour donner du bonheur à tous les gens qui aiment ce club. Je remercie Claude d’avoir accepté de venir chez nous. »

Claude Puel : « Un grand club avec une grande histoire »

Claude Puel : « Un grand club avec une grande histoire »

Quel est votre sentiment après avoir été nommé manager général et entraîneur de l’ASSE ?
Je remercie mes deux Présidents, Bernard Caïazzo et Roland Romeyer, de m’avoir proposé un tel projet. Il y avait une réflexion de ma part à mener car Saint-Étienne est mal classé. C’est toujours très difficile de reprendre un club en cours de saison, c’est un vrai challenge. En très peu de temps, on doit être efficace, aller à l’essentiel. Je n’ai pas vécu la préparation pour connaître l’équipe. Saint-Étienne est un grand club, une grande histoire, beaucoup d’engouement, de passion et également d’attente. Ce sont les vrais ingrédients du football.

Comment définiriez-vous votre méthode de coaching ?

Partout où je suis passé, dans mon implication et mon travail, j’ai essayé de donner le maximum et le meilleur de moi-même. Je ne suis pas carriériste. Je respecte mes dirigeants et les supporters. Quand je défends les couleurs d’un club, je les défends à fond. Ma vision est tournée vers le long terme afin de développer les composantes du club, mettre en place un projet sportif et collectif, faire progresser des joueurs, une équipe, faire la liaison entre la formation et les professionnels. C’est quelque chose qui me tient à cœur.

Qui vous accompagnera au quotidien dans votre nouveau rôle ?

Jacky Bonnevay m’assistera pour une deuxième aventure. Il est de Roanne. C’est un supporter de l’ASSE. Les Présidents voulaient étoffer le club. Xavier Thuillot était sur la liste des candidats au poste de Directeur général. Ma venue a accéléré son arrivée. Nous avons vécu une aventure commune au LOSC. Je connais son expérience, sa droiture. Je sais tout ce qu’il peut apporter au club. J’ai appris avec lui les attentes, les paramètres, les différents services d’une institution. Souvent, les entraîneurs sont uniquement fixés sur les joueurs. Du côté des dirigeants, on a besoin de pérenniser le club et de faire les choses avec cohérence. En arrivant ici, au tiers de la saison, il faut aller à l’essentiel. Je savais en m’engageant avec Xavier que l’on pourrait relever ce défi. Le staff existant continuera autour de l’équipe première car je suis respectueux de ce qui a été mis en place.

Je veux que cette équipe joue le derby avec beaucoup de liberté, qu’elle se lâche et qu’elle ne soit pas accaparée par de nouvelles consignes ou des contraintes.

Justement, comment abordez-vous l’attente autour de votre arrivée ?

Le challenge reste difficile. L’équipe a besoin de confiance. Il faut l’accompagner. Tout un club va travailler main dans la main de façon à redonner une meilleure image et de bons résultats aux Stéphanois. C’est un vœu pieu de ma part. On donnera notre maximum. Un match arrive très vite. Il est important que je sois sur le banc, même avec peu de recul.

Dans quel état d’esprit, abordez-vous votre premier match en tant qu’entraîneur de l’ASSE ?

Un Derby n’a pas nécessairement besoin d’éléments tactiques ou techniques. Il demande de la solidarité, de l’abnégation et de la cohésion. Il faut donner le meilleur de nous-mêmes et obtenir le meilleur résultat possible. Après, il sera temps de faire connaissance, assurer des équilibres, mettre en place des stratégies sportives.

Comment jugez-vous votre nouvelle équipe ?

Il faut être à l’intérieur pour savoir, connaître les forces en présence. Je pense que Saint-Étienne a réalisé une superbe saison l’année dernière. Avec les mauvais résultats, il y a un manque de confiance qui s’installe. Jouer tous les trois jours, ça s’apprend. Disputer la Coupe d’Europe est également difficile. Une équipe qui y est moins habituée considère parfois le championnat comme routinier. C’est aussi de l’apprentissage. Ce groupe, malgré les résultats, a sans doute beaucoup appris dans le management et la gestion de son parcours. L’essentiel est de corriger. J’ai trouvé l’équipe en progrès jeudi soir. Avec plus de consistance, d’intensité, d’envie commune. C’est la base pour retrouver d’autres qualités. La solidarité a toujours été la force de ce club. L’engouement est extraordinaire, on l’a encore vu hier soir lors de la rencontre face à Wolfsburg. On aura besoin de ces gens. Venir à Saint-Étienne ne m’intéressait pas pour être le pompier de service. J’ai toujours été dans une démarche de coup de cœur. Avant un autre match, la démarche aurait été la même.

Qu’allez-vous dire à vos joueurs avant le Derby ?

On a rencontré le groupe tout à l’heure avec le staff. On est allé à l’essentiel. Après le match de dimanche, on aura le temps de faire connaissance. On ne va pas changer grand-chose d’ici à dimanche. Je veux que cette équipe joue le derby avec beaucoup de liberté, qu’elle se lâche et qu’elle ne soit pas accaparée par de nouvelles consignes ou des contraintes.

Puel : « Je veux des résultats mais je veux aussi développer des joueurs »

Claude Puel est le nouvel homme fort des Verts. Ses exigences ont été assouvies par les dirigeants stéphanois puisqu’il arrive avec son premier adjoint, Jacky Bonnevay, et Xavier Thuilot, nouveau directeur général. Il a livré aujourd’hui ses premiers mots à la presse. Morceaux choisis.

« J’ai pensé que c’était un bon challenge »

Saint-Étienne est mal classé et c’est toujours un challenge de reprendre un club en cours de saison. J’ai pensé que c’était un bon challenge. Saint-Étienne est un grand club avec un stade magnifique et des supporters fantastiques. Cela ne m’intéressait pas de venir en pompier de service. Ce sont les rencontres et le projet qui définissent mon choix.

« Il faut plus d’écoute entre les gens présents au club »

Saint-Étienne sortait d’une belle saison et je pense qu’à l’heure actuelle, il faut plus d’écoute entre les gens présents au club. Même si c’est difficile et qu’il faut batailler pour se sortir de là. Il faut grappiller et remonter au classement. C’est une opportunité pour mettre des choses en place. C’est une opportunité pour tout le monde. Je donnerai mon maximum avec toutes les composantes du club pour redorer l’image de Saint-Étienne.

« Je ne travaille pas sur le court terme »

Je vais devoir aller à l’essentiel mais partout où je suis passé, je me suis toujours donné à fond. Je ne travaille pas sur le court terme. Je veux des résultats mais je veux aussi développer des joueurs.

« J’ai estimé qu’il était important que je sois présent contre Lyon »

C’est important que je sois sur le banc, sans trop de recul. C’est important de relever un énorme défi face à notre voisin. Un derby n’a pas besoin de grosse préparation. Après, il sera temps de faire pleinement connaissance et il faudra mettre en place une nouvelle stratégie sportive.

« Hier, j’ai vu une équipe en progrès »

Je ne peux pas trop dire les choses car il faut les étalonner (NDLR : les joueurs). L’ASSE a réalisé une superbe saison l’an passé. Ce n’est jamais évident d’enchaîner… Hier j’ai vu une équipe en progrès avec un bloc plus important.