Résultat Ligue 1 : SCO Angers 0-1 ASSE (mi-temps)

ASSE : Saliba et Nordin ont été les porte-bonheur de l'ASSE en 2018-19, la preuve en stats

Grâce à un but d’Arnaud Nordin, les Verts sont devant à la pause face au SCO d’Angers, eux qui n’ont plus gagné depuis six matches.

Cela fait 43 jours que l’AS Saint-Etienne n’a pas gagné un match. C’était le premier de la saison, à Dijon (2-1). Depuis, elle alterne avec une régularité de métronome les nuls à Geoffroy-Guichard (1-1 contre Brest, 2-2 face à Toulouse) et les défaites à l’extérieur (0-3 à Lille, 0-1 à Marseille, 2-3 à La Gantoise).

Il faut enrayer la spirale négative, ne serait-ce que pour ôter un peu de pression des épaules de Ghislain Printant. Et après 45 minutes au stade Raymond-Kopa, c’est ce qu’il se passe. Les Verts ont ouvert le score à la 34e minute grâce à Arnaud Nordin (qui avait déjà marqué à Angers en fin de saison dernière !), de la tête, après un une-deux géant avec Mathieu Debuchy.

L’ASSE a été très peu mise sous pression par une inoffensive équipe angevine. Si la victoire est effectivement au rendez-vous en seconde période, les Stéphanois remonteront à la 14e place.

R.N.

Ligue 1 : SCO Angers – ASSE, les compos (les Verts remanient leur défense)

ASSE (débat) : Ghislain Printant est-il déjà menacé ?

Pour s’éviter un sixième match consécutif sans victoire à Angers, l’entraîneur de l’ASSE, Ghislain Printant, a remanié sa défense.

Les Verts sont dans le dur et ils doivent impérativement réagir. Après les nuls contre Brest (1-1) et Toulouse (2-2), les défaites à Lille (0-3), Marseille (0-1) et La Gantoise (2-3), l’entraîneur de l’ASSE, Ghislain Printant, a décidé de provoquer un électrochoc en remaniant son onze de départ. Loïc Perrin n’est ainsi pas sur le terrain, de même que Wahbi Khazri.

SCO : Butelle – Manceau, Traoré (cap.), Thomas, Aït-Nouri – Santamaria – Thioub, Fulgini, Mangani, Capelle – Alioui.
ASSE : Ruffier – Debuchy, Moukoudi, Kolodziejczak, Trauco – M’Vila, Youssouf – Bouanga, Boudebouz, Nordin – Beric.

R.N.

ASSE : les Verts vont devoir surmonter un handicap terrible à Angers

ASSE : les Verts vont devoir surmonter un handicap terrible à Angers

Alors que les joueurs de l’ASSE sont déjà dans le dur, ils se déplacent chez une équipe d’Angers qui a pu préparer son match en toute tranquillité.

C’est un match capital que Ghislain Printant et les joueurs de l’ASSE disputent ce jeudi. Une nouvelle défaite plongerait les Verts dans le doute après cinq matchs sans la moindre victoire. Pourtant, ce match ne se présente pas sous les meilleures auspices.

Le coach des Verts doit en effet composer avec une ribambelle de blessés, mais aussi un calendrier qui ne plaide pas en leur faveur. En effet, entre le dernier match d’Angers sur la pelouse du LOSC vendredi dernier et ce dimanche, l’ASSE a disputé deux rencontres face à Toulouse et la Gantoise.

Une différence de préparation que savoure Stéphane Moulin dans les colonnes du Courrier de l’Ouest. « On a eu huit jours pour préparer ce match contre Sainté. Avec un groupe presqu’au complet. Cela nous a permis de bien travailler. On a fait beaucoup de séances. On s’est moins précipité. C’est intéressant, ça permet d’aller un peu plus loin, de remettre en place des choses dans lesquelles on n’est pas performant, comme les coups de pied arrêtés. J’espère que ça va enfin nous sourire. On a une grosse marge de progression dans ce domaine », a expliqué le coach angevin.

Maxime Tauzin

Avant-match #SCOASSE : retrouver une solidité et la victoire

Avant-match #SCOASSE : retrouver une solidité et la victoire

Le contexte : retrouver une solidité

Les Verts n’ont pas encore enregistré un clean sheet cette saison, toutes compétitions confondues, et devront faire face à une formation qui a, sauf lors de la lourde déconvenue à Lyon (6-0), toujours trouvé le chemin des filets. La tâche ne sera pas évidente au stade Raymond-Kopa, un jardin où les Angevins ont signé trois retentissantes victoires (3-1, 3-0, 2-0). Pour autant, Ghislain Printant le sait, et l’espère : son équipe doit retrouver une assise défensive solide pour ne pas se pénaliser toute seule comme lors des récentes sorties.

Le groupe

S’il a toute une équipe sur le flanc, Ghislain Printant a toutefois pu convoquer un groupe de 19 joueurs pour le match de ce soir. 

Côté angevin, Stéphane Moulin enregistre le retour d’Angelo Fulgini. Blessé depuis fin juillet, le numéro 10 scoïste n’a pas encore évolué en Ligue 1 Conforama cette saison. Parmi les 18 joueurs retenus figure également l’ancien stéphanois Vincent Pajot.

L’adversaire : le SCO n’est pas hospitalier

Premier exæquo avec le PSG et le LOSC au classement à domicile, le SCO a su faire du stade Raymond-Kopa une terre imprenable en ce début de saison. Malgré la plus faible affluence moyenne des stades de Ligue 1 Conforama, les réceptions des Girondins de Bordeaux (3-1), du FC Metz (3-0) et du Dijon FCO (2-0) se sont toutes soldées par le résultat espéré par les spectateurs angevins. Particularité des locaux : ce sont les seuls à compter 7 buteurs différents cette saison. Le danger vient de partout.

La stat’

1976
Non ce n’est pas que l’année de l’épopée stéphanoise en Coupe d’Europe. C’est aussi l’année de la dernière défaite des Verts à Angers dans l’élite du football français. Depuis, 17 rencontres ont eu lieu entre les deux formations sans que le club de Maine-et-Loire ne s’impose une seule fois : 10 victoires pour les Verts, 7 nuls. Espérons que les Foréziens restent une bête noire au moins une année supplémentaire…

La décla’

Conscient de la petite forme de son équipe, le défenseur stéphanois Timothée Kolodziejczak pense connaître les clés pour se remettre sur le droit chemin. En conférence de presse, hier après-midi, le numéro 5 des Verts a prôné le dialogue et le travail plutôt que de ressasser les performances passées.

Où voir le match ?

Diffusée sur bein Sports, la rencontre débutera à 17h. Comme pour tous les matches de l’ASSE, deux lives vous seront proposés : le live texte sur ASSE.fr ainsi qu’un live tweet sur Twitter.

Pour vibrer entre supporters, le mieux est de vous rendre au Chaudron Vert, situé tout près du stade Geoffroy-Guichard. Le restaurant officiel des Verts vous ouvrira ses portes pour assister à la rencontre.

Le Chaudron Vert

23 rue des Trois Glorieuses
42000 Saint-Étienne

Tél. 04 77 74 23 18

#Arbitrage : Les Verts parmi les plus impactés par les décisions du VAR

#Arbitrage : Les Verts parmi les plus impactés par les décisions du VAR

Si les Verts cherchaient du réconfort du côté de l’aide vidéo, c’est raté. Dimanche dernier, sans le VAR, l’ASSE l’aurait emporté 4-2. A l’arrivée, St-Etienne a concédé le nul (2-2). Depuis le début de saison, les stéphanois ont subi 3 inversions de décision arbitrale en leur défaveur… Un record… qui ne doit pas occulter notre faiblesse du moment !

Les Verts ne peuvent pas dire qu’ils sont les plus grands bénéficiaires de l’assistance vidéo. A raison, le VAR a analysé deux situations de buts stéphanois annulées par l’arbitre lors de la dernière confrontation face à Toulouse. Cependant, même si ces décisions sont bonnes, les Verts ont toutefois eu à pâtir d’autres choix incompréhensibles depuis le début du championnat. On évoquera ce carton rouge qu’aurait pu recevoir Amavi à Marseille, ce pénalty qu’aurait pu accorder M. Stinat à Cabaye face à Toulouse dimanche dernier ou encore le haut du bras d’Ikoné qui a empêché les Verts d’inscrire un but face à Lille sans qu’aucun pénalty ne soit sifflé après visionnage de la vidéo.

A ce jour, le VAR crée de la frustration et décuple la colère. Le spectateur est en droit d’attendre que la meilleure décision soit prise une fois l’utilisation du VAR décidée. Ce n’est pas le cas. Par ailleurs, l’appel à l’assistance vidéo reste aléatoire… Des rumeurs circulent, dont celle assez surprenante qui explique qu’un arbitre se déjugeant après visionnage du VAR serait moins bien évalué… Le sport ne sort pas grandi de toutes ces erreurs et de toutes ces hésitations… Et si finalement Michel Platini avait bien senti la chose. Et si finalement le supporter ne préférerait-il pas la bonne vieille erreur de l’homme… celle qu’on pardonne ?

Source : L’Equipe

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Ghislain, il faut qu’on parle…

Ghislain, il faut qu’on parle…

A la tête de l’ASSE depuis le départ de Jean-Louis Gasset, Ghislain Printant ne parvient toujours pas à convaincre. Il est désormais temps pour lui de faire preuve de lucidité et d’annoncer sa démission avant qu’il ne soit trop tard afin d’éviter que l’ASSE ne revive une saison qui pourrait être catastrophique.

Un point sur les stats

Le technicien stéphanois, en poste depuis le 6 juin 2019, affiche des statistiques déplorables : 3 victoires en 11 matchs (2-1 contre Andrézieux, 4-2 contre Montpellier et 2-1 contre Dijon), 16 buts pour et 18 buts contre, soit un goal average négatif de 2 buts. Ces statistiques, déjà peu fameuses, sont encore plus inquiétantes en enlevant les matchs amicaux.

En effet, en comptant seulement les matchs officiels, cela fait le taux ahurissant de 16.5% de victoire (1 victoire en 6 matchs), 7 buts marqués (1.16 buts par match) et 11 buts encaissés (1.8 buts par match). En aucun match dirigé par Ghislain Printant les Verts n’ont su garder leur cage inviolée, que ce soit dans les matchs amicaux ou officiels !

Les Expected Goals (abrégés en xG ou xGoals), à savoir le nombre de buts que l’équipe aurait pu marquer ou encaisser, selon la distance, la surface (tête, genou, pied, etc) ou l’angle de tir, confirment la réalité du terrain. A chaque tir est attribué un pourcentage de but calculé sur les milliers de tirs tentés depuis les saisons précédentes. Pour en savoir plus sur les Expected Goals, lire l’article rédigé par Les Cahiers du Foot. Ainsi, cette statistique permet de voir si une équipe est chanceuse ou malchanceuse : par exemple, il est inutile de licencier un coach qui accumule de mauvais résultats si ses Expected Goals sont bons, car cela signifie alors qu’un cycle vertueux devrait s’ouvrir lorsque la chance tournera.

Or, pour l’ASSE, ce n’est pas le cas… Depuis le début de la saison, en Ligue 1, les Stéphanois sont à 5.53 Expected Goals pour et ont inscrit 5 buts, ce qui témoigne d’une légère sous-performance. Pour les Expected Goals contre, soit le nombre de buts que l’équipe aurait dû encaisser, ils sont à 7.23 alors que l’équipe a pris 8 buts en L1, ce qui montre une légère surperformance des adversaires.

Si l’on entre dans le détail, les Expected Goals montrent que les Verts ont réalisé un véritable braquage à Dijon (2.15 xGoals contre, 0.92 xGoals pour : Dijon aurait dû inscrire 2 buts et l’ASSE 1, si l’on simplifie) et contre Toulouse (1.93 xGoals contre, 1.07 xGoals pour : l’ASSE aurait dû s’incliner 2-1, si l’on simplifie). A part contre Brest, où l’ASSE a largement dominé le match en termes d’occasions (2.22 xGoals pour l’ASSE, 0.50 xGoals pour Brest : Saint-Etienne aurait dû largement remporter ce match), les Verts n’ont jamais eu davantage d’occasions de buts que leurs adversaires en Ligue 1 !

Laisser du temps à Printant ?

Le technicien stéphanois ne peut plus se réfugier derrière le temps. En tant qu’adjoint de Gasset, il connait son groupe depuis 1 an et demi. De plus, l’effectif a été constitué assez tôt : hormis Cabaye et Kolo, arrivés lors de la dernière semaine d’aout, les autres recrues ont rejoint le Forez depuis plusieurs semaines (Trauco le 6 aout, Aholou le 1er aout, Boudebouz le 27 juillet, Bouanga le 9 juillet, Youssouf et Palencia le 5 juillet, Moukoudi et Sissoko ont été signés en avril et ont donc rejoints les Verts dès le début de la préparation, tout comme Honorat).

Cabaye, la dernière recrue de l’ASSE, est arrivé il y a quasiment 1 mois.

Cela fait donc depuis 1 mois et demi que Printant dispose quasiment de la totalité de son groupe. Il a aussi bénéficié d’une trêve internationale d’une quinzaine de jours où seuls Robert Beric, Miguel Trauco et quelques jeunes n’étaient pas présents. Par exemple, face à la Gantoise, Printant alignait une équipe qui se connaît normalement assez bien : seuls Moukoudi, Trauco, Cabaye et Youssouf étaient des recrues. Il parait compliqué de parler de manque d’automatisme pour ces joueurs alors que Moukoudi et Youssouf étaient déjà présents lors du premier match amical contre Andrézieux le 9 juillet !

Un jeu qui ne s’améliore toujours pas

De plus, le jugement ne serait pas complet sans parler du jeu de l’ASSE totalement inexistant. Saint-Etienne n’a jamais dominé un match cette saison et a plus d’une fois reculé après avoir marqué un but, abandonnant toutes ambitions, comme contre Dijon. Depuis les matchs amicaux, qui étaient déjà immondes (les Verts totalement baladés contre Middlesbrough, une D2 anglaise, par exemple), rien ne s’améliore. On peut seulement parler d’une bonne entame contre Dijon. Même la fin de match contre La Gantoise n’a pas été très qualitative, les Verts maintenant effectivement une pression accrue sur les buts belges mais se contentant d’un jeu minimaliste, à savoir balancer le maximum de centres dans la surface.

De plus, les mêmes défauts sont présents depuis les matchs de préparation : les ailiers reçoivent un ballon le long de la ligne de touche et se retrouvent face à plusieurs adversaires. Ils doivent alors donner la balle en retrait au latéral, qui la fait passer par M’Vila puis par un central, qui la transmet alors au latéral opposé, qui à son tour la passe à son ailier, placé dans la même position que l’autre, engendrant une passe en retrait et de nouveau des transmissions latérales… Ce schéma de jeu, sans déséquilibre, qui repose sur des exploits individuels des joueurs, est dit en U : les passes des joueurs forment à la longue un U, témoignant de leur incapacité à progresser. L’équipe apparait souvent coupée en deux, complètement désorganisée.

Lors du match contre Boro, l’occupation de l’espace était assez folklorique

Le match contre La Gantoise est assez significatif du plan de jeu de l’AS Saint-Etienne : les deux buts proviennent d’un exploit de Khazri et d’une boulette du gardien. Le Tunisien ne marquera pas chaque week-end des frappes de 20 mètres dans la lucarne. Si le gardien de La Gantoise n’avait pas offert ce cadeau à des Verts inoffensifs, le score se serait surement aggravé vu la dynamique du match. 3-2 parait donc un score plutôt bien payé pour une équipe qui a été la tête sous l’eau pendant 85 minutes. Face à des équipes plus réalistes, le tarif n’est pas le même (3-0 contre Lille). Les Verts ont pour l’instant affrontés Dijon, Toulouse et Brest (le barragiste, le club ayant fini à 4 points du barragiste et un promu) pour en ressortir avec 5 points sur 9 possibles (surtout avec 2 matchs à domicile). Contre des équipes plus fortes ou sensiblement du même niveau, ils n’ont obtenu aucun point (contre Lille et Marseille). Que se passera-t-il lorsqu’ils enchaineront Monaco (2 novembre), Nantes (9 novembre), Montpellier (23 novembre), Rennes (30 novembre), Nice (4 décembre), Reims (7 décembre) Paris (14 décembre) ?

Printant, un ersatz de Gasset

L’axiome selon lequel Printant devait assurer la succession de Gasset est par essence totalement irrationel. Ghislain Printant n’a pas été choisi pour ses qualités mais en espérant qu’il fasse du Jean-Louis Gasset. Comment fonder la légitimité et la crédibilité d’un coach quand son mot d’ordre est de faire ce que faisait son prédécesseur ?

Prendre un coach inexpérimenté n’est pas forcément un problème. Julian Nagelsmann, aujourd’hui à la tête de Leipzig, n’a que 32 ans. Celui-ci a été nommé coach de Hoffenheim à 28 ans après avoir entrainé les U19 de son club. Le technicien allemand a pris les commandes d’un club 17e, avec 7 points de retard sur le premier non-relégable de Bundesliga en février 2016. Dès la saison suivante, ils se qualifiaient pour la première fois de leur histoire pour la Ligue des Champions (4e, à 5 points du 2e), performance améliorée la saison suivante (3e de Bundesliga).

Bastia est le seul club professionnel où Printant a été n°1 avant d’être à l’ASSE.

L’inexpérience au plus haut niveau n’est donc pas forcément un problème en soi. Cela constitue davantage un problème à 58 ans et lorsqu’on est dans le milieu du football français depuis le début des années 90… Depuis le début de sa carrière en 1989, Ghislain Printant n’a été à la tête que de trois clubs : Marjevols (1992-1994), Bastia (2014-2016) et Saint-Etienne. Son palmarès se résume à une Coupe de Lozère et un titre de champion de Promotion d’Honneur A de Languedoc-Roussillon. A Bastia, s’il a sauvé le club lors de la première année, il a été limogé dès l’année suivante et affiche un bilan franchement négatif : 22 victoires, 11 nuls et 24 défaites. Comment confier un club doté d’un budget de quasiment 100 millions d’euros, dont l’objectif est de se pérenniser dans les places européennes de Ligue 1, à un entraineur qui n’a jamais brillé et ne s’est jamais fait connaître pour être un grand tacticien ? Même la dimension de meneur d’homme parait bien faible quand on voit certaines attitudes sur les terrains de la part de cadres. Le risque est grand d’avoir un club où les joueurs prennent le pouvoir et sont dans de l’autogestion.

Enfin, que dire sur le coaching illogique ? Printant a titularisé Beric au Vélodrome dans un match où le Slovène ne serait pas à son avantage. Une semaine après, il ne l’aligne pas à domicile contre Toulouse alors que le Slovène aurait été plus intéressant. Ses changements n’ont que peu d’impact sur les matchs et sont souvent stéréotypés. Le choix de faire de Khazri un titulaire seulement 4 jours après son retour de vacances relève là encore de l’absurdité.

Une démission et on oublie tout

Il semble clair que l’expérience Ghislain Printant est une très mauvaise idée. L’effectif est bon à l’échelle de la Ligue 1 : les postes sont doublés et on voit un mélange entre des cadres et de jeunes prospects doté d’un potentiel intéressant. Printant n’est pas en mesure de sublimer ce groupe.

Afin de ne pas écorner son image auprès des supporters stéphanois, la seule solution serait celle de la lucidité : se rendre compte qu’il n’est pas l’homme de la situation, et donc, en conséquence, donner sa démission. La suite appartient à la direction : après Ghislain Printant, évitons les mauvaises idées qui pourraient s’appeler René Girard, Antoine Kombouaré ou Pascal Dupraz.

PSG, OL, LOSC, ASSE – L’oeil de Denis Balbir : « Paris trop seul au monde »

Chaque semaine de Coupe d’Europe, Denis Balbir débriefera les matches de nos clubs français engagés. Cette semaine, le PSG a été pour lui l’arbre cachant une triste forêt.

« Pour les clubs français, c’est une entrée en matière très décevante lors des phases de groupe. Mis à part le PSG, aucun n’a été au niveau attendu. Paris a fait un gros exploit en corrigeant le Real Madrid (3-0). Même si certains peuvent penser que le Real ce n’est plus ce que c’était, le PSG avait quand même autant sinon plus de blessés que les Merengue. Sans Neymar, sans Mbappé et sans Cavani, les inquiétudes étaient grandes et je n’oublie pas que certains redoutaient que la douloureuse soit salée pour le PSG. C’est une belle réponse des Parisiens. Mercredi soir, il y avait de l’envie, de l’implication, de la réussite et un très grand Di Maria. Il ne faut pas banaliser ce résultat. Paris a marqué son territoire dans son groupe et l’a fait avec la manière en humiliant le Real Madrid.

« Un LOSC décevant défensivement »

Mardi soir, cela n’avait pas démarré pareil pour le LOSC et l’OL. Lille a été décevant défensivement à Amsterdam (0-3). On voyait les buts, je n’ai pas reconnu Mike Maignan et sa défense. Les Dogues ont la réputation d’être assez dur à manoeuvrer en Ligue 1. Où est passée la rigueur ? En Europe, la pression n’est pas la même. Le LOSC était sans doute trop tendre pour cet Ajax. On peut quand même s’inquiéter car le groupe de Lille n’est clairement pas le plus simple. On va se raccrocher à ce qu’on peut en disant qu’il s’agisssait d’un premier match à l’extérieur et qu’il faudra montrer un autre visage face à Chelsea au Stade Pierre-Mauroy dans quinze jours.

« Une pensée pour Genesio après ce triste nul de l’OL »

Un peu plus tôt, l’OL n’a pas perdu face au Zenith (1-1) mais Lyon n’est pas excusé pour autant. Les hommes de Sylvinho ont perdu deux points à la maison. Certes, le Zenith était en forme dans son championnat mais les Gones sont retombés dans les travers qu’on leur connait. Ceux d’une équipe un peu bizarre et très irrégulière dans un même match. A chaque sortie de l’OL et à chaque échec, j’ai quand même une pensée pour Bruno Genesio qui a été trainé dans la boue pour rien. On retrouve les synptômes qui étaient ceux des Lyonnais la saison passée…

« L’ASSE, une photocopie de ce qu’on voit en L1 »

En Ligue Europa, ce fut tout aussi décevant. Notamment avec l’AS Saint-Etienne qui a été battue sur la pelouse de la Gantoise (2-3). Même si c’était à l’extérieur, les Belges paraissaient à la portée des Verts. Cette défaite met une pression supplémentaire avant la réception de Wolfsbourg. Ce qui m’a le plus dérangé, c’est que l’ASSE n’a pas montré grand chose. Il y a trop de lacunes et malheureusement ce début de Ligue Europa n’est qu’une photocopie de ce qu’on voit en championnat. Devant, c’était apathique. Cela manquait de mordant. Défensivement, il y avait un vrai souci…

Heureusement que l’arbitrage a été clément car Wahbi Khazri n’était pas loin du rouge. On critique souvent (et à raison) l’arbitrage contre Saint-Etienne pour aussi reconnaître qu’il peut être parfois favorable au club ligérien. S’il a marqué un joli but, Khazri s’est encore mal comporté sur le pré. Il retombe dans les travers d’un joueur nerveux et agressif. Le seul truc positif que l’on peut retenir, c’est qu’à défaut d’être dans l’action, l’ASSE parvient à se faire violence et à réagir par instants.

« Le Stade Rennais encore lésé par l’arbitrage »

Je vais conclure sur le match opposant le Stade Rennais au Celtic Glasgow (1-1). Oui, il n’y avait plus l’allant du printemps européen dernier mais je trouve quand même des circonstances atténuantes aux Bretons. Pour moi, ils ont été lésés sur l’arbitrage avec des penaltys oubliés et de vilaines fautes pas suffisamment sanctionnées. Après le match de Brest, cela commence à faire beaucoup même si ce sont deux compétitions très différentes. En face, il ne faut pas oublier qu’il y avait un grand club européen, le Celtic. C’était un cran au dessus de la Gantoise par exemple… A domicile, cela fait certes deux points de perdus mais il y a encore de l’espoir.

Globalement, ce début de phase de groupe est assez mal engagé pour les clubs de Ligue 1. Peut-on en tirer des conséquences sur une éventuelle faiblesse nouvelle de notre championnat ? C’est possible… Attendons la suite quand même … Est-ce un simple accident ou un problème qui va devenir récurrent cette saison ? Il va sans dire que la deuxième réponse serait très mauvais signe pour le football français…

Recueilli par Alexandre CORBOZ

ASSE – L’analyse de Laurent Hess : « Ils voulaient Printant. A eux de le sauver maintenant »

Après la défaite de l’ASSE à La Gantoise (2-3), notre correspondant à Saint-Etienne pointe le rendement très décevant de certains cadres stéphanois.

« L’ASSE a raté son entame en Ligue Europa. Pour son retour sur la scène européenne après deux ans d’absence, elle s’est inclinée à La Gantoise malgré un missile de Khazri, qui n’avait plus marqué dans le jeu depuis 19 matches, et un autre but de Kaminski, le gardien des Buffalos, un but-gag qui lui vaudra de passer dans tous les bons bêtisiers foot de fin d’année. Après cette défaite, les Verts restent sur une vilaine série de cinq matches sans victoire (trois défaites et deux nuls) depuis leur succès à Dijon lors de la 1ere journée de L1. Cela vaut à Ghislain Printant d’être déjà sous pression. Les « Printant ne passera pas l’automne » commencent à proliférer, et on peut effectivement penser que sans réaction lors des cinq matches à venir (Angers, Metz, Nîmes, Wolfsburg et Lyon) d’ici la prochaine trêve internationale, l’aventure à la tête de l’ASSE pourrait tourner court pour l’ancien adjoint de Jean-Louis Gasset.

Des cadres défaillants

Pour l’heure, cette ASSE 2019-20 enchaîne les contre-performances. Défensivement, elle est aux abois dès que l’adversaire, quel qu’il soit, franchit la ligne médiane. Et offensivement, elle ne montre pas grand-chose. Il s’en était fallu de peu dimanche dernier pour que Toulouse mène 3-0 à la mi-temps à Geoffroy-Guichard. Le doublé d’Hamouma et la réaction en seconde période avait permis d’arracher un point, comme cela avait déjà été le cas contre Brest grâce à Bouanga. Mais entre ces deux nuls à domicile, il y avait eu deux défaites à Lille et Marseille.

Et il y a donc eu hier celle concédée à La Gantoise, où l’attaquant canadien Jonathan David s’est bien amusé face aux errements et à la lenteur des Stéphanois. Dans la défense à trois mise en place par Printant, Perrin s’est fait déposer sur le premier but, Moukoudi a perdu son duel sur le troisième et Kolo n’a guère été plus consistant.

Fini le « copinage », vraiment ?

En premier rideau, M’Vila, qui a quasiment joué quatrième défenseur central, a été aussi transparent que Youssouf et Cabaye. Le 5-3-2 n’a pas du tout fonctionné. Avec Debuchy et Trauco trop imprécis sur les côtés, le duo Hamouma-Khazri s’est retrouvé coupé du bloc, livré à lui-même. Il n’a eu qu’un éclair, sur le but de Khazri. Menés dès la 2e minute, les Verts ne se sont procurés une autre occasion qu’en toute fin de match, quand Beric, décidément malheureux, a failli égaliser à 3-3 sur la dernière action, son tir en pivot étant repoussé par le poteau droit de Kaminski.
Mais pas question pour Printant de se réfugier derrière ce manque de réussite après la rencontre. Et c’est bien là ce qui peut le plus rassurer après ce nouveau match raté : le Montpelliérain ne se voile pas la face. Il s’est dit « responsable » de la situation, et a soutenu qu’il allait dire aux joueurs « les vérités ».

En tant qu’ancien gardien, nul doute que le coach des Verts a noté que Ruffier a encaissé trois buts dans ses six mètres en Belgique. A la lecture de ses propos, on peut donc supposer qu’il ira dire au Basque de sortir un peu plus lors des matches à venir. Et qu’il dira aux autres cadres, en premier lieu ceux qui ont usé de leur influence pour qu’il prenne la relève de Gasset, de se secouer un peu, d’en faire plus et même beaucoup plus. D’arrêter de s’entraîner à la carte, de jouer en sénateurs. Le « copinage » a ses limites. Une prise de conscience est impérative et il serait bien qu’elle ne tarde pas trop. Parce qu’au train où vont les choses… »

Laurent HESS

Les infos du jour : CR7 chambre encore l’Atletico, le triomphe du PSG fait parler

Les infos du jour : CR7 chambre encore l'Atletico, le triomphe du PSG fait parler

Si vous n’avez pas eu le temps de suivre l’actualité du jour, But Football Club récapitule pour vous les informations importantes de ce jeudi 19 septembre.

La grosse info : Cristiano Ronaldo au cœur d’une nouvelle polémique

S’il n’a pas marqué mercredi soir lors d’Atletico Madrid – Juventus (2-2), Cristiano Ronaldo a quand même trouvé le temps de châtouiller les supporters madrilènes.

Le scan du 19 septembre

PSG – Real Madrid (3-0) : lendemain d’exploit

OM : Villas-Boas fâché contre la Ligue

ASSE : avant le choc face à la Gantoise

FC Nantes : nouvelle bataille à venir avec l’OM ?

Stade Rennais : Gourcuff se paie le Stade Rennais

LOSC : Osimhen promis à une grosse vente

OL : Depay a failli partir le 1er septembre

Girondins : Alexandre Mendy se lâche

RC Lens : Montanier n’a pas peur avant Caen

Et aussi…

Arnaud Carond