ASSE : Roland Romeyer fait une annonce forte pour Ghislain Printant

ASSE : Roland Romeyer fait une annonce forte pour Ghislain Printant

Le président du directoire de l’ASSE Roland Romeyer a apporté tout son soutien à son entraîneur Ghislain Printant malgré le début de saison timide des Verts.

L’ASSE compte cinq points en autant de journées disputées cette saison en Ligue 1. On ne peut donc pas dire qu’il s’agisse de premiers pas flamboyants pour Ghislain Printant, catapulté sur le banc des Verts après le départ de Jean-Louis Gasset au printemps dernier.

Si le coach de l’ASSE commence à aimanter les doutes, il a reçu un soutien capital de Roland Romeyer. Le co-président des Verts est catégorique : il croit dur comme fer en Printant. « Il s’agit du meilleur effectif que l’on ait eu depuis que je suis arrivé en 2004. Il faut apprendre aux joueurs à travailler ensemble. Mais je suis confiant. J’ai discuté avec les cadres, ils sont tous optimistes. Ghislain Printant n’est pas du tout fragilisé, a-t-il affirmé dans Le Progrès. J’accorde une grande confiance à Ghislain Printant et son staff. » 

Romeyer a également parlé des ambitions de l’ASSE cette saison. Elles sont assez fluctuantes. « Il n’y a pas d’objectif fixé cette saison, a poursuivi l’acolyte de Bernard Caiazzo. On va jouer les quatre compétitions à fond. L’ADN du club c’est de pouvoir disputer une coupe d’Europe chaque saison. Il faut tout faire pour y arriver. Mais cette saison, il va y avoir une grosse concurrence. (…)  On a élaboré un budget ambitieux. 109 millions d’euros, c’est historique. Depuis 2015, il est en augmentation de 40%. La masse salariale, par exemple, augmenté de plus de 40%. On a fait des efforts. Les enjeux sportifs et financiers sont importants. C’est lourd. »

Bastien Aubert

Roland Romeyer : « J’accorde une grande confiance à Ghislain Printant et son staff »

Roland Romeyer : « J’accorde une grande confiance à Ghislain Printant et son staff »

Roland Romeyer s’est exprimé sur le début de saison des Verts et le mercato stéphanois. S’il accorde sa confiance à Ghislain Printant, il rappelle toutefois que les investissements effectués cette saison sont sans précédent…

Je trouve qu’il est prématuré de faire un bilan après cinq journées. Nous allons disputer un véritable marathon. La saison dernière, à la même époque, on avait seulement un point de plus. Cela ne nous a pas empêchés de finir quatrième avec 66 points. Je ne suis pas inquiet. À Marseille, déjà, j’ai vu une équipe en progrès. Et dimanche, contre Toulouse, malgré deux buts sur des erreurs individuelles, les joueurs n’ont jamais renoncé. Ce sont des gros points positifs. On ne peut pas, non plus, évoquer ces deux rencontres sans parler du VAR. La saison dernière, à la suite de plusieurs décisions incompréhensibles, j’avais déjà interpellé Pascal Garibian (directeur national de l’arbitrage, NDLR). Je ne veux pas accabler les arbitres mais Amavi (OM) commet une faute inexcusable sur Palencia. Il n’y a pas de carton rouge, ça fait mal au ventre. Il n’y a pas non plus penalty pour nous contre Toulouse alors pourtant qu’il y a une faute sur Cabaye. Dimanche, on a encore vu tous les dysfonctionnements et toutes les limites du VAR. Tous ces arrêts cassent le rythme de la partie. Cela dénature le football.

Je ne veux pas m’immiscer dans le sportif. Ce n’est pas mon rôle. David (Wantier), Ghislain (Printant) et son staff font les choix sportifs. Moi, je valide les opérations sur le plan financier. On a pris des risques. On a mis tout ce que l’on pouvait pour bâtir le groupe le plus compétitif possible. Celui-ci a été profondément renouvelé. Il est important et de qualité. Les postes sont doublés. Il s’agit pour moi du meilleur effectif que l’on ait eu depuis que je suis arrivé en 2004. Il faut maintenant apprendre aux joueurs à travailler ensemble. Mais je suis confiant. J’ai discuté avec les cadres, ils sont tous optimistes. 109 millions d’euros de dépenses, c’est historique. On a élaboré un budget ambitieux. Depuis 2015, il est en augmentation de près de 40 %. La masse salariale, par exemple, a, elle, augmenté de plus de 40 %. On a fait des efforts. Les enjeux sportifs et financiers sont importants. C’est lourd.

Ghislain Printant fragilisé ? Pas du tout. On s’est encore vu ce matin (mardi). Comme les joueurs, il est frustré par les deux derniers résultats. J’accorde une grande confiance à Ghislain Printant et son staff.

On va jouer les quatre compétitions à fond. L’ADN du club c’est de pouvoir disputer une coupe d’Europe chaque saison. Il faut tout faire pour y arriver. Mais cette saison, huit ou neuf équipes peuvent jouer le top 5. Paris, Lyon… Monaco va revenir, l’OM sera dans la course. Nice et Rennes se sont bien renforcés. Il va y avoir une grosse concurrence.

Roland Romeyer – Source : Le Progrès

Crédit photo : Icon Sport

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ASSE (débat) : Ghislain Printant est-il déjà menacé ?

Avec 5 points en 5 journées de L1, l’ASSE est mal entrée dans sa saison. Notre débat de la semaine concerne son coach Ghislain Printant. Déjà sur la sellette ou pas ?

C’est trop tôt

« Autant je peux comprendre l’impatience du peuple vert de voir des résultats vu l’investissement estival et la qualité de l’équipe mais j’ai quand même beaucoup de mal à condamner des gens alors que la saison vient à peine de démarrer depuis cinq journées. Certes, l’ASSE réalise son plus mauvais démarrage en Ligue 1 depuis dix ans mais les Verts n’ont pas un bilan si catastrophique. Oui, il n’y a que cinq points en cinq matches et c’est peu. Sauf que les défaites sont à Lille et à Marseille, deux terres qui ont été difficiles pour les Stéphanois ces dernières années (plus même pour l’OM). Que Printant soit l’entraîneur ou pas.

Pour l’instant, les critiques émanent surtout du fait que l’ASSE n’a pas gagné à Geoffroy-Guichard face à Brest (1-1) et Toulouse (2-2). Deux adversaires sur le papier à portée. Contre le Téfécé, je n’ai pas vu une mauvaise équipe ligérienne. Au contraire. Face à un adversaire en grande réussite durant le premier acte, les coéquipiers de Loïc Perrin ont eu une belle réaction. Pas le genre de réaction de joueurs souhaitant « lâcher » leur coach.

On lui met trop la pression !

Le match aurait même pu se finir en victoire sur le fil si l’exigeante VAR – et ses millimètres de hors-jeu – n’était pas rentrée en action. On ne peut pas tomber sur le coach après ça. Pas maintenant, pas tout de suite, pas aussi tôt dans la saison… Vu l’enchaînement qui se profile, l’ASSE ne peut de toute façon pas changer d’entraîneur. Je ne pense pas que ce soit en lui collant aujourd’hui une pression de fou sur les épaules qu’on aidera Ghislain Printant à faire avancer ses joueurs. Attendons encore quelques semaines avant de dresser le bilan… »

Alexandre CORBOZ

Il doit faire attention

« L’ASSE dispose cette saison du plus gros budget de son histoire, un budget supérieur à 100 M€, mais son début de saison est le plus mauvais de ces dix dernières années avec 5 points en 5 journées. Pour piloter le projet, Printant était l’homme de la situation aux yeux des dirigeants, qui ont suivi les conseils de Jean-Louis Gasset. Mais la confiance du duo Caiazzo-Romeyer n’est pas aveugle pour autant. Depuis le début, des doutes accompagnent la promotion du Montpelliérain, y compris en haut lieu, et le début de saison ne les a pas levés, au contraire. Si Romeyer a tenu à intervenir devant le groupe avant la réception de Toulouse, c’est qu’il a vu que certaines choses n’allaient pas.

A lui de vite inverser la tendance

Le début de saison a déplu, et pas seulement les résultats. La gestion du groupe et le fonctionnement du staff, où Printant, qui ne s’appuierait pas beaucoup sur Laurent Huard, a demandé du renfort, a pu interpeler. L’ancien bastiais est forcément en première ligne. Alors que les présidents pensaient miser sur la stabilité, Cabella est parti et M’Vila a eu des véléités de départ lui aussi. Les résultats, certains choix opérés par Printant dans ses compositions d’équipe mais aussi au Mercato où il est allé chercher Boudebouz, ont entamé son crédit. A lui d’inverser la tendance. Il a six matches pour le faire d’ici la prochaine trêve internationale, où un point sera fait, forcément. »

Laurent HESS

ASSE – Le rendez-vous de Didier Bigard : « Les  problèmes dépassent le cadre du terrain »

ASSE - Le rendez-vous de Didier Bigard : « Les problèmes dépassent le cadre du terrain »

Selon Didier Bigard, ancien responsable des sports au Progrès, le début de saison poussif de l’ASSE provoque des remous au sein du club.

« On se pose des questions sur les résultats de l’équipe, mais aussi sur le climat pesant qui règne autour de Ghislain Printant, sur un jeu de pouvoir dangereux. « Parce que c’était un match important », Roland Romeyer avait annoncé vouloir parler aux joueurs avant Toulouse. Il espérait clouer le bec aux observateurs qui avaient relevé – très justement – que l’ASSE réalise son plus mauvais départ depuis dix ans. « Si on gagne dimanche on comptera plus de points que la saison dernière après cinq journées et avec trois déplacements », argumentait-il en maniant le conditionnel. Raté parce qu’après Brest (1-1), les Stéphanois ont concédé un nouveau nul à domicile et qu’ils pointent à la quinzième place à la veille de leur première rencontre de Ligue Europa. Sans qu’on puisse incriminer le calendrier, il est vrai doublement aberrant puisque l’equipe n’a joué qu’une fois à Geoffroy-Guichard cet été alors qu’on sait que de nombreux supporters des Verts profitent des vacances pour s’y rendre.

Printant mis sous pression

L’ordinateur de la Ligue a bafouillé même si des paramètres avaient été suggérés par Bernard Caïazzo, à savoir rencontrer des équipes du haut de tableau, style Lille et Marseille. Mauvais calcul. Mauvaise tactique aussi que la mise sous pression de Ghislain Printant par médias interposés avec tour à tour des remarques qu’il aurait formulées sur la jeunesse de son staff puis des fuites sur les états d’âme de joueurs relégués sur le banc, une façon de mettre en cause ses choix. Qui en est à l’origine?

Bernard Caïazzo, cible du kop

En pointant Bernard Caïazzo sur une banderole le kop nord manifeste sa défiance envers celui dont Roland Romeyer avait laissé entendre qu’il « parle trop ». Mais à  quoi jouent les « deux frères »? Une bannière peut-elle être déployée sur la largeur d’une tribune sans que le club en ait connaissance? Idem pour celle affichée à l’extérieur d’une stade proclamant avec humour « il ne manquait plus que le départ de BC pour faire un bon mercato ». On ne sait pas si le retrait du président du Conseil de surveillance serait bénéfique, mais au moins celui du Directoire doit-il être flatté de voir qu’on qualifie de « bon » son marché d’été. Malgré l’absence du buteur recherché depuis plusieurs saisons! Son service com n’aurait pas été plus efficace. On ne doute pas que les deux présidents sauront vite afficher leur unité pour faire taire toutes ses supputations et il le vaudrait mieux parce que pendant ce temps, les tribunes ne se remplissent pas voire restent fermées comme les Snella, Paret et Henri-Point supérieures dimanche (24000 spectateurs seulement). Il le vaudrait mieux parce que l’équipe a plus besoin de soutien que de débats et qu’il y a suffisamment de problèmes à régler sur le terrain.

Boudebouz inexistant

Ghislain Printant a la pression et n’a ni la bouteille d’un Jean-Louis Gasset, ni la gouaille d’un Christophe Galtier pour y résister. Il n’a pas caché son inquiétude, devra resserrer les rangs au sens propre et figuré. Son dispositif a laissé trop d’espaces avec des défenseurs à 25 mètres les uns des autres, un milieu sans meneur, Boudebouz, (peut-être blessé par Vainqueur) étant inexistant.  Bien sûr, il y a eu deux buts plus deux refusés et un penalty incroyablement oublié, mais coller Bouanga sur la ligne de touche et garder Khazri en pointe est-il le meilleur choix?  La réponse viendra des intéressés, de Cabaye sans doute sur ce qu’on a entrevu, de M’Vila aussi, qui avait fait campagne pour Printant comme beaucoup d’autres. Il est temps de montrer que c’était une bonne idée. »

Didier BIGARD

Des tensions à l’Etrat ?

Des tensions à l’Etrat ?

Dans un article à paraître dans la prochaine édition, Bernard Lions, le correspondant de L’Equipe chargé de l’ASSE, évoque les différentes tensions qui traverseraient actuellement le club.

Romeyer attendrait des résultats rapides

 » Il existe des signes qui ne trompent pas et qui se révèlent chargés de symbole. Roland Romeyer le sait. C’est pourquoi le président du directoire de l’ASSE a décidé de parler à ses joueurs avant la réception de Toulouse. La dernière fois, ce fut lors de la reprise de la saison, début juillet. En intervenant personnellement, il entend insuffler un message de confiance auprès des joueurs, de soutien de tout le club à Ghislain Printant, son entraineur, mais aussi leur faire comprendre que l’heure est grave (pire début de championnat depuis 10 ans). […] Au regard des investissements consentis – avec 105 M€, Printant dispose du plus gros budget de toute l’histoire des Verts – le président du directoire se trouve en droit d’obtenir un retour sur investissement, plus ou moins immédiat. C’est le message que cet ancien chef d’entreprise régional a distillé à ses plus proches collaborateurs.« 

Et de rajouter : « Le voir s’appuyer davantage sur Fabrice Grange, l’entraineur des gardiens, que sur Laurent Huard, qu’il a débauché du PSG le 28 juin pour devenir l’un de ses deux adjoints avec Julien Sablé, passerait mal à l’Etrat ».

Des joueurs mécontents ?

Bernard Lions évoque ensuite ce qu’il appelle les « mauvaises humeurs des joueurs ». Selon lui, « Bouanga a très mal vécu sa relégation sur le banc à Marseille. Beric se serait plaint de ne pas recevoir assez de ballons. A la fin d’une séance, son ami Hamouma aurait eu une vive discussion avec son entraineur. Qui s’est expliqué avec Boudebouz. Vu l’état de tensions, battre Toulouse constituerait la meilleure façon de faire retomber la pression ».

Notons toutefois que beaucoup d’éléments présents ici semblent être conjoncturels et simplement liés aux mauvais résultats en ce début de saison (4 points en 4 matchs).

ASSE : Roland Romeyer colle un coup de pression aux joueurs avant Toulouse !

ASSE : Roland Romeyer colle un coup de pression avant Toulouse !

Samedi, Roland Romeyer a parlé aux joueurs de l’AS Saint-Etienne avant le match face au Toulouse FC. L’heure est déjà grave.

Ce dimanche (17 heures), l’AS Saint-Etienne reçoit le Toulouse FC à Geoffroy-Guichard à seulement quatre jours de son entrée en lice en Ligue Europa. Pour les Verts, qui occupent une décevante 16e place en Ligue 1 et occupent leur pire classement à ce stade de la saison depuis dix ans, l’urgence est déjà là.

Alors que quelques critiques commencent à fleurir sur le choix de Ghislain Printant comme coach numéro 1, Roland Romeyer est monté au front cette semaine. Comme le rapporte « L’Equipe », le président du Directoire stéphanois a parlé aux joueurs à la veille du match face au Téfécé. Une posture rare pour le dirigeant de 74 ans, lequel n’avait plus tenu de discours face au groupe depuis la reprise de l’entraînement en juillet.

Une intervention rare mais nécessaire ?

« En intervenant personnellement, il entend insuffler un message de confiance auprès des joueurs, de soutien de tout le club à Ghislain Printant, son entraîneur, mais aussi leur faire comprendre que l’heure est déjà grave », explique le quotidien sportif.

Il faut dire qu’avec un budget de 105 M€, jamais un coach n’a eu autant de moyens que Printant et le début de saison fait forcément un peu tâche alors que du côté de la direction on estime en droit d’avoir un retour sur investissement rapide : « Il s’agit aussi du sens du message que cet ancien chef d’entreprise régional a distillé à ses plus proches collaborateurs. Donc à Printant ».

Arnaud Carond

ASSE : Roland Romeyer a déjà prévu de mettre les joueurs au pied du mur

Le co-président de l’ASSE Roland Romeyer aurait prévu de discuter avec ses joueurs avant la réception du Toulouse FC dimanche pour le compte de la 5e journée de Ligue 1 (17h).

L’ASSE arrive peut-être à un premier tournant de sa saison. Les Verts ont en effet réalisé des débuts balbutiants et ont tout intérêt à rectifier le tir dimanche à domicile devant le Toulouse FC (17h).

Pour ce faire, Ghislain Printant s’est servi de la trêve internationale pour travailler les automatismes dans son effectif. L’entraîneur de l’ASSE a même avoué vendredi devant la presse qu’il comptait sur ce match pour lancer la saison des Verts. Printant sera peut-être aidé dans son entreprise par Roland Romeyer.

Selon Didier Bigard, le co-président de l’ASSE aurait en effet déjà prévu de parler aux joueurs avant la réception de Toulouse. « C’est un match important. Avec une victoire on aurait plus de points que la saison dernière après cinq journées », pourrait-il leur signifier en substance d’après le journaliste du Progrès.

Julien Pérez